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Afghanistan: l'universitaire française Victoria Fontan raconte son rapatriement depuis Kaboul

Victoria Fontan, vice-présidente de l'Université américaine de Kaboul, a pu quitter la capitale afghane aux mains des talibans vendredi. Tandis qu'elle doit fouler le sol de Roissy ce samedi, aux côtés des autres passagers de cette cinquième rotation, elle a raconté son évacuation à notre antenne.

Elle a dû interrompre ses activités de vice-présidente de l'Université américaine de Kaboul et ce samedi, sur les coups de 17 heures, elle posera le pied sur le tarmac de Roissy. Victoria Fontan fait partie des passagers d'un cinquième vol d'évacuation de Kaboul vers la France, après un crochet par Abou Dhabi. C'est d'ailleurs depuis les Émirats arabes unis que l'universitaire a raconté sur notre antenne son exfiltration d'Afghanistan.

Aux mains de l'aile la plus extrême des talibans

"Vendredi matin, très tôt, nous avons finalement pu quitter notre compound ("complexe" ou "logement", NDLR), où nous étions assignés à résidence depuis mardi matin. Nous avons dû laisser de fortes sommes d’argent, et beaucoup de matériel militaire, afin de pouvoir voyager", a-t-elle commencé, poursuivant:

"Nous sommes arrivés à sept bus à l’aéroport de Kaboul hier (jeudi, NDLR) matin. Je dois dire qu'on s'en est bien sortis. On était aux mains de l'aile la plus extrême des talibans. Nous avions déjà eu deux professeurs otages chez eux pendant trois ans et demi donc je dois dire que jusqu’à ce qu’on arrive à l’aéroport, on en menait pas large."

"On a été accueillis par la cellule de crise du Quai d’Orsay et toute l’équipe de l’ambassade", a-t-elle noté. Victoria Fontan a toutefois ajouté: "Nous sommes quatre de mon équipe à avoir été rapatriés à Abou Dhabi. Malheureusement, nos quatre étudiants n’ont pas été autorisés à entrer du côté anglais, donc ils sont encore en attente de rapatriement. Nous espérons que ça se fera bien vite."

Robin Verner
Robin Verner Journaliste BFMTV