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Ex-espion empoisonné: le Luxembourg rappelle son ambassadeur en Russie

La Place Rouge, à Moscou, où se trouve le Kremlin (photo d'illustration).

La Place Rouge, à Moscou, où se trouve le Kremlin (photo d'illustration). - Vasily Maximov - AFP

Le Luxembourg a annoncé ce mercredi le rappel de son ambassadeur en Russie pour "consultations" après l'affaire d'empoisonnement de l'ex-espion russe. Plusieurs sanctions coordonnées ont déjà été amorcées lundi par de nombreux pays européens.

Le Luxembourg a annoncé ce mercredi le rappel de son ambassadeur en Russie pour "consultations" à la suite de l'attaque chimique contre l'ex-espion russe Sergueï Skripal au Royaume-Uni.

"Pleinement solidaire"

Le gouvernement luxembourgeois "souscrit à l'analyse du gouvernement du Royaume-Uni selon laquelle il est hautement probable que la Fédération de Russie soit responsable de cet acte", a expliqué le gouvernement luxembourgeois dans un communiqué.

Il "est pleinement solidaire avec le Royaume-Uni, face à cette grave remise en cause de notre sécurité commune", a-t-il ajouté.

Expulsions massives

Cette mesure s'ajoute à l'expulsion massive et coordonnée de diplomates russes par des pays occidentaux après l'empoisonnement de cet ancien espion russe. Quelque 121 expulsions ont déjà décrétées depuis lundi par 26 pays, dont les Etats-Unis et 18 membres de l'Union européenne, dans le cadre de représailles du camp occidental, sans précédent même du temps de la Guerre froide.

Le ministre luxembourgeois des Affaires étrangères Jean Asselborn avait laissé entendre mardi que le Luxembourg n'expulserait pas de diplomates. "Nous comptons un nombre très limité de diplomates russes et, malgré tous nos efforts, on ne peut pas prouver qu'un espion ou une personne travaille contre les intérêts luxembourgeois", avait-il expliqué à la radio RTL Luxembourg.

L'Otan a aussi annoncé mardi qu'elle avait décidé de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de rejeter trois demandes d'accréditation supplémentaires.

Toujours dans un état critique

Cette action coordonnée est une réponse à l'empoisonnement avec un agent neurotoxique de Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia le 4 mars à Salisbury, dans le sud-ouest de l'Angleterre, dont Londres, soutenus par ses principaux alliés, accuse la Russie.

Les deux victimes sont toujours hospitalisées dans un état critique et "leur condition ne semble pas s'améliorer", a déclaré le secrétaire d'Etat britannique aux Affaires étrangères Alan Duncan

M. F. avec AFP