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Ex-espion russe empoisonné: la France, les Etats-Unis et 13 Etats européens expulsent des diplomates russes

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Photo d'illustration - AFP

La France, l'Allemagne et 12 autres Etats européens excluent des diplomates russes, en représaille à l'affaire de l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal sur le sol britannique.

Après l'affaire de l'ex-agent double Sergeï Skripal, victime d'un empoisonnement le 4 mars à Salisbury en Grande-Bretagne, plusieurs Etats occidentaux annoncent l'expulsion de diplomates russes de leur territoire.

La France en fait partie, et expulse quatre diplomates.

"Nous avons notifié aujourd'hui aux autorités russes notre décision d'expulser du territoire français quatre personnels russes sous statut diplomatique, dans un délai d'une semaine", a déclaré le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian dans un communiqué. Cette décision "fait suite aux conclusions du Conseil européen des 22 et 23 mars", ajoute le chef de la diplomatie française. "L'attaque de Salisbury constitue une menace grave à notre sécurité collective et au droit international" et "le Conseil européen est convenu qu'il n'existait pas d'autre explication plausible que celle de la responsabilité de la Fédération de Russie

Des mesures supplémentaires dans les prochains jours?

L'Allemagne et la Pologne expulsent également quatre diplomates chacun, la République Tchèque trois, l'Italie deux, l'Ukraine treize et les Etats-Unis soixante. Le consulat russe de Seattle va fermer, annonce Washington.

Jeudi, l'Union européenne avait annoncé son soutien au Royaume-Uni et décidé de rappeler son ambassadeur en Russie pour des "consultations". Des "mesures" avaient été annoncées. C'est chose faite: "de manière concertée, 14 pays de l'UE ont décidé d'expulser des diplomates russes", a déclaré Donald Tusk, le président du Conseil européen, avant d'ajouter que "des mesures supplémentaires, incluant de nouvelles expulsions, ne sont pas exclues dans les prochains jours et semaines". 

Londres salue "la réponse extraordinaire" de ses alliés et y voit "le plus grand mouvement d'expulsion d'agents russe de l'histoire". De son côté, Moscou dénonce une "provocation" qui "témoigne de la poursuite d'une ligne de confrontation visant à aggraver la situation". "Il va sans dire que cette mesure inamicale de ce groupe de pays ne restera pas sans conséquences et que nous allons forcément y répondre", ajoute la diplomatie russe.

A. K.