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Européennes: en plein Brexit, les Britanniques votent ce jeudi

Lors de sa campagne, le parti Libéral Démocrate britannique a milité contre le Brexit, ici le 22 mai à Londres

Lors de sa campagne, le parti Libéral Démocrate britannique a milité contre le Brexit, ici le 22 mai à Londres - Tolga Akmen - AFP

Les Britanniques ouvrent le bal des européennes et se rendront aux urnes ce jeudi afin de choisir leurs eurodéputés. Ces derniers ne devraient toutefois rester que quelques mois au Parlement européen, avant la mise en place du Brexit.

Les Britanniques font partie des premiers électeurs de l'UE à se rendre aux urnes ce jeudi, dans le cadre des élections européennes. Le Royaume-Uni s'apprête à choisir 73 eurodéputés temporaires, car ils devraient quitter le parlement européen d'ici quelques mois, à la suite du Brexit.

"27 sièges seront alors redistribués à d'autres pays, les 46 autres étant gardés en réserve en cas d'élargissement de l'UE", explique le site Toute l'Europe. La prochaine assemblée européenne comptera alors 705 députés européens.

Une campagne électorale obligatoire

Les partis britanniques sont toutefois obligés de faire campagne pour cette élection, alors même que la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est prévue pour le 31 octobre 2019.

L'élection est "juridiquement obligatoire" pour le Royaume-Uni, explique Thierry Chopin, professeur de sciences politiques à l'Université catholique de Lille, sur France 24. "Le Royaume-Uni est un État membre de plein droit, donc il doit être représenté au sein des institutions. Politiquement, en revanche, c'est absurde".

C'est le Parti du Brexit, mené par Nigel Farage, qui arrive en tête des sondages, d'après un condensé de plusieurs enquêtes par la BBC. Il se situe entre 30 et 35%, quand les partis "traditionnels", comme le Labour (parti travailliste de gauche) ou les Libéraux Démocrates (centre), tournent entre 10 et 20%. 

Les Conservateurs, parti de la Première ministre Theresa May, ont eux enregistré une chute importante dans les sondages depuis mars, passant de plus de 25% à presque 10% d'intentions de vote.

Faute d'accord, pas de Brexit

Le départ du Royaume-Uni de l'Union Européenne a déjà été repoussé à plusieurs reprises, et aurait dû initialement se faire le 29 mars, soit deux mois avant les élections européennes. Justement afin d'éviter ce vote paradoxal.

Le 12 avril, sans accord trouvé entre le parlement britannique et l'UE, Theresa May a réussi à repousser de six mois le Brexit, qui devrait avoir lieu, pour la troisième fois, le 31 octobre prochain.

Sans nouvel accord de Brexit, les eurodéputés resteraient au nombre de 751, dont 74 Français.

Outre le Royaume-Uni, les Pays-Bas votent également dès ce jeudi aux européennes. 

Salomé Vincendon