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Ukraine: Obama n'a aucune certitude sur l'application de l'accord

Le ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov (premier plan) et John Kerry (USA), à la table des pourparlers sur l'Ukraine, à Genève le 17 avril 2014.

Le ministre des Affaires étrangères Serguei Lavrov (premier plan) et John Kerry (USA), à la table des pourparlers sur l'Ukraine, à Genève le 17 avril 2014. - -

La tension ne retombe pas en Ukraine où des heurts entre pro-Russes et loyalistes au régime de Kiev ont fait des morts dans la nuit de mercredi à jeudi. Alors que le pays est au bord de la guerre civile, les chefs de diplomatie de la Russie, de l'Ukraine, des Etats-Unis et de l'Union Européenne vont se réunir à Genève pour tenter de désamorcer la crise.

Les Occidentaux, Kiev et Moscou ont conclu un accord jeudi à Genève pour une désescalade rapide des tensions en Ukraine au bord de l'éclatement. Cet accord, qui prévoit notamment le désarmement des groupes armés illégaux et l'évacuation des bâtiments occupés, paraissait hors d'atteinte pour les diplomates avant la réunion. Reste à voir s'il sera mis en oeuvre, a mis en garde le président américain Barack Obama qui s'est dit "sans certitude aucune" à ce sujet.

Ce direct est maintenant terminé.

21h50 - Barack Obama dit n'avoir aucune certitude que l'accord sur l'Ukraine sera appliqué. Le président américain assure que s'il n'y aucune avancée à la suite de cet accord, les sanctions prévues à l'encontre de la Russie pourront être mises en oeuvre.

18h45 - Mesures anti-juives dans l'est de l'Ukraine: "intolérable et grotesque", dit John Kerry le secrétaire d'Etat américain.

18h20 - La Russie annonce qu'un accord a été trouvé. Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a annoncé à Genève un accord avec les Etats Unis, l'Union Européenne et l'Ukraine sur les étapes pour une désescalade de la crise en Ukraine.

La Russie n'a "aucun désir" d'envoyer des troupes en Ukraine, a-t-il aussi assuré. "Nous n'avons aucune espèce de désir d'envoyer des troupes en Ukraine. Cela serait contre nos intérêts fondamentaux", a précisé le chef de la diplomatie russe.

18h - Dix "espions russes" détenus en Ukraine selon les services spéciaux. Les services spéciaux ukrainiens (SBU) ont arrêté 10 "espions russes" suspectés d'avoir encouragé les troubles dans l'Est russophone du pays, a annoncé jeudi une porte-parole du SBU.

Ces arrestations ont eu lieu au cours des six dernières semaines, et ces missions de déstabilisation constituent "la principale menace" actuelle pour le pays, a déclaré Marina Ostapenko lors d'une conférence de presse.

17h - Le Parlement ukrainien veut rétablir la conscription. Une résolution a été votée jeudi pour demander au président par intérim de rétablir ce mode de recrutement supprimé en 2013, sous la présidence de Viktor Ianoukovitch, le président pro-russe renversé en février.

16h - Le Premier ministre ukrainien Arseni Iatseniouk a dit jeudi ne pas avoir d'"espoirs démesurés" concernant les premières négociations internationales sur la crise ukrainienne à Genève.

"Je n'ai pas d'espoirs démesurés concernant cette rencontre parce que je ne fais pas confiance à la partie russe", a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Interfax Ukraine.

16h55 - Poutine accuse le chef de l'OTAN de l'avoir enregistré à son insu. "Nous nous sommes rencontrés et nous avons discuté. Il se trouve qu'il avait amené avec lui un dictaphone et a enregistré notre conversation en secret avant de la publier dans la presse", a-t-il déclaré, lors de sa séance annuelle de questions-réponses télévisée. "Je ne pouvais pas en croire mes yeux et mes oreilles. C'est une absurdité, vous comprenez?", a-t-il ajouté.

15h55 - Jean-Pierre Chevènement prône la "neutralité" de l'Ukraine. "La garantie internationale de la neutralité de l’Ukraine entre les pays de l’OTAN et la Russie serait de bon sens", indique dans un Tweet, Jean-Pierre Chevènement.

L'ancien ministre renvoit à un article à paraître dans le numéro de mai de la Revue de la Défense nationale et consultable sur son blog.

La garantie internationale de la neutralité de l'#Ukraine entre les pays de l'OTAN et la Russie serait de bon sens http://t.co/U8LMmQTQUA
— J-P. Chevènement (@chevenement) April 17, 2014

15h40 - L'Ukraine interdit l'entrée des hommes russes sur son territoire. Les Russes dont l'âge va de 16 à 60 ans, sont désormais interdits d'entrée dans le pays fait savoir la compagnie aérienne russe Aeroflot qui dit avoir agir "en accord avec un avis officiel".

15h30 - Vladimir Poutine a répondu aux Russes. L'émission "Ligne directe avec Vladimir Poutine" a été diffusée aujourd’hui à la télévision russe. Ce rendez-vous annuel a duré plus de 4h30. Le président russe a eu tout le temps pour répondre aux questions notamment sur le référendum de Crimée et les affrontements dans l’est de l’Ukraine.

15h10 - En vidéo, le comité d'accueil des Femen pour Lavrov, jeudi matin, à Genève.

Deux activistes Femen ont fait une tentative de manifestation aux cris de "Fuck Poutine" avant l'arrivée du ministre des Affaires étrangères russes, Sergei Lavrov, à Genève. Elles ont été arrêtées par la police genevoise qui devait les relâcher trois heures après.

15h - Le point en vidéo sur la situation à Marioupol où plusieurs centaines de personnes manifestent contre Kiev.

14h55 - Des avions Rafale pour surveiller les pays baltes. La France va déployer d'ici fin avril plusieurs avions de chasse dans le cadre d'une mission de l'Otan de surveillance aérienne des pays baltes, en raison des tensions liées à la crise ukrainienne, a indiqué jeudi le ministère de la Défense.

14h50- Le Parlement européen demande la préparation de sanctions économiques contre la Russie. La résolution, non contraignante, a été adoptée par 437 voix contre 49, et 85 abstentions, dont la plupart des membres du groupe socialiste qui n'avait pas souhaité s'y associer le jour des pourparlers de Genève pour tenter de trouver une solution politique à la crise.

13h40 - Des centaines de manifestants à Marioupol contre Kiev après l'assaut meurtrier. Plusieurs centaines de personnes manifestaient jeudi contre le pouvoir pro-européen de Kiev à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, où une attaque pendant la nuit contre une unité de la garde nationale a fait trois morts parmi des assaillants pro-russes.

"A Marioupol, la police cherche des indices après l'assaut contre la garde nationale", tweet de @GermainMoyon, journaliste AFP.

A Marioupol, la police cherche des indices après l'assaut contre la garde nationale (3 morts. Du sang tache le sol pic.twitter.com/evuqtyYCDZ
— Germain Moyon (@GermainMoyon) April 17, 2014

13h05 - Edward Snowden interroge Poutine sur la surveillance lors de sa séance de questions-réponses. Vladimir Poutine a répondu que la Russie ne menait pas de "surveillance massive" comme les Etats-Unis, à cette question posée en anglais par l'ancien consultant de l'Agence américaine de sécurité (NSA) réfugié en Russie.

13h04 - Le chef de la diplomatie japonaise reporte une visite à Moscou pour des "questions d'agenda". Le ministère n'a pas donné de nouvelle date pour le déplacement de Fumio Kishida, qui devait participer à un comité bilatéral sur le commerce et les questions économiques avec le premier vice-premier ministre Igor Shuvalov.

12h52 - Moscou menace de passer au prépaiment si l'Ukraine ne règle pas sa note de gaz, a déclaré Vladimir Poutine. Les Russes pourraient donc demander à son voisin de payer par avance sa consommation de gaz.

L'utimatum pour le règlement de la dette est fixé à un mois.

#Poutine fixe un ultimatum d'un mois sur la question du gaz. Ensuite, l'Ukraine devra faire pré-paiements. Menaces pour l'UE sur livraisons.
— piotr smolar (@piosmo) 17 Avril 2014

12h34 - Paris menace d'"élever le niveau de sanctions".Le président François Hollande a évoqué la possibilité "d'élever le niveau de sanctions" contre Moscou, faute de "solutions" à la crise ukrainienne à Genève, tout en assurant que ce n'était pas "la volonté" de la France.

"Nous pourrons élever le niveau de sanctions s'il n'y avait pas de solution qui se dégageait (à Genève), mais ce n'est pas notre volonté", a déclaré le chef de l'Etat au côté du Premier ministre tchèque, Bohuslav Sobotka, reçu à l'Elysée.

#Direct #Poutine Ceux qui souhaitent nous nuire ont peu de moyens de le faire: 35% du gaz des européens est russe http://t.co/vXfrh4nuzP
— LeCourrierdeRussie (@CourrierRussie) 17 Avril 2014

12h28 - L'Union européenne accepte des discussions avec Moscou après des menaces sur le gaz, a indiqué José Manuel Barroso. "L'Union européenne accepte votre proposition de consultations avec la Fédération de Russie et l'Ukraine en matière de sécurité des approvisionnements en gaz et de transit", déclare José Manuel Barroso dans une lettre adressée au président russe Vladimir Poutine, qui avait menacé il y a une semaine de cesser de livrer du gaz à l'Ukraine si ce pays ne réglait pas sa dette.

12h - Poutine s'interroge sur la future élection présidentielle du 25 mai. "Nous ne pouvons reconnaître la légitimité de l’élection du 25 mai si l’on continue de tabasser les candidats pro-russes à l’Est. C’est quoi cette campagne présidentielle? Sans changement de constitution, comment peut-on organiser une élection lorsque le président légitime est toujours en vie?", s'est interrogé jeudi Vladimir Poutine dont les propos sont rapportés par le Courrier de Russie.

#Poutine Ns ne pouvons reconnaître l'élection du 25 mai si l'on tabasse les candidats pro-russes à l'Est de l'Ukraine http://t.co/vXfrh4nuzP
— LeCourrierdeRussie (@CourrierRussie) 17 Avril 2014

11h50 - Poutine rejette la faute sur l'OTAN dont il n'a pas peur. Le président russe a en partie justifié l'intervention russe en Crimée par l'élargissement de l'OTAN. Il estime que cet élargissement provoque l'exclusion de la Russie.

"Nous n'avons pas peur. Je n'ai pas peur et personne ne doit avoir peur", a déclaré Valdimir Poutine, qui avait été interpellé par le journaliste Dmitri Kisselev lors de sa séance de questions-réponses télévisée. "Nous pouvons nous-mêmes tous les étouffer, pourquoi avez-vous peur?", a ajouté le président.

11h20 - Poutine "espère fortement" ne pas avoir à envoyer l'armée russe en Ukraine. Le président russe qui s'adressait à la nation lors d'une allocution télévisée a précisé qu'"un compromis ne doit pas être trouvé par une tierce partie mais entre les différentes forces politiques à l'intérieur de l'Ukraine elle-même". "Je tiens à rappeler que le Conseil de la Fédération russe (chambre haute) a octroyé au président le droit d'utiliser les forces armées en Ukraine. J'espère fortement que je ne serai pas obligé de recourir à ce droit", a-t-il déclaré lors de sa séance de questions-réponses télévisée.

Il avait préalablement dénoncé un "crime grave" de Kiev contre la population. "Ce n'est que par le dialogue, lors de procédures démocratiques, et non en utilisant les forces armées, les tanks et l'aviation que l'on peut mettre de l'ordre dans le pays", avait-il déclaré.

11h58 - Les pourparlers à Genève ont débuté. Les pourparlers entre l'Ukraine, la Russie, les Etats-Unis et l'Union européenne ont commencé jeudi à Genève afin de tenter de dénouer la crise internationale.

Cette réunion quadripartite dans un hôtel de la ville suisse se tient entre les ministres des Affaires étrangères ukrainien Andrïï Dechtchitsa, russe Sergueï Lavrov, le secrétaire d'Etat américain John Kerry et la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton.

.@JohnKerry meets with @MFA_Russia's Lavrov, @EU_EEAS's Ashton & Foreign Minister Deshchytsia of #Ukraine in Geneva. pic.twitter.com/moB16qSYO3
— Department of State (@StateDept) 17 Avril 2014

10h48 - Poutine reconnaît une présence russe lors du référendum en Crimée. Le président russe Vladimir Poutine a reconnu pour la première fois jeudi que des forces armées russes étaient présentes en Crimée lors du référendum en mars qui a permis le rattachement de la péninsule ukrainienne à la Russie.

"Derrière les forces d'auto-défense de Crimée, bien sûr, se trouvaient nos militaires. Ils se sont comportés de manière très correcte", a-t-il déclaré. "Il fallait protéger les gens", a-t-il ajouté, lors d'une séance de questions-réponses télévisée.

9h45 - Poutine dément l'implication des forces russes. Les affirmations des autorités ukrainiennes sur l'implication de forces spéciales russes dans les événements de l'est du pays ressemblent à de la "paranoïa", a déclaré jeudi le ministre russe de la Défense, Sergueï Choïgou.

7h50 - Trois morts et 13 blessés dans l'est. Trois assaillants ont été tués et 13 blessés lors d'une attaque dans la nuit mercredi contre une unité de la garde nationale à Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, a indiqué le ministre ukrainien de l'Intérieur, Arsen Avakov.

L'attaque, menée par environ 300 assaillants, a été repoussée et les forces du ministère de l'Intérieur, dont dépend la garde nationale, n'ont pas subi de pertes, a écrit M. Avakov sur sa page Facebook. Quelque 63 assaillants ont été capturés, selon le ministre.

Mercredi - Six blindés ukrainiens capturés dans l'est par des habitants pro-russes de Kramatorsk. Sous la surveillance de miliciens armés les soldats ukrainiens ont fini par rendre les armes.

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>> L'ESSENTIEL

• 3 assaillants ont été tués et 13 blessés, pendant la nuit de mercredi à jeudi.

• Etats-Unis, Russie et Union européenne tentent de trouver une solution de sortie de crise.

• Vladimir Poutine a fait peser la menace d'une intervention russe.

David Namias avec AFP