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Opération antiterroriste en France et en Belgique: qui sont les "Kamikaze Riders"?

Opération antiterroriste franco-belge à Wattignies, le 5 juillet 2017

Opération antiterroriste franco-belge à Wattignies, le 5 juillet 2017 - DENIS CHARLET / AFP

Cinq personnes ont été interpellées ce mercredi dans le cadre d'une opération antiterroriste franco-belge. Elles entretiendraient des liens avec les "Kamikaze Riders", un gang de motards belges lié à la mouvance djihadiste.

Coup de filet antiterroriste en Belgique. Quatre personnes ont été arrêtées dans la nuit de mardi à mercredi après la découverte d'une cache d'armes à Bruxelles, tandis qu'un homme de 42 ans, soupçonné de "projet d'action violente", a été interpellé mercredi matin à Fâches-Thumesnil, dans la banlieue de Lille. Le point commun entre ces cinq personnes: les liens qu'ils entretiendraient avec les "Kamikazes Riders", un mystérieux groupe de motards belges qui serait lié à la mouvance djihadiste.

Né dans la banlieue bruxelloise, les "Kamikazes Riders" est un gang de motards amateurs d'acrobaties et passionnés de mécanique et de grosses cylindrées. Constitués de jeunes des quartiers populaires, majoritairement de confession musulmane, les "Kamikazes Riders" arborent fièrement leur logo en forme d'épée de samouraïs rouges et noirs sur fond noir, rapporte Le Figaro.

Créé en 2003 à Anderlecht, ce groupe était à l'origine surtout connu de la police pour ses équipées à moto au mépris du code de la route, sur le périphérique de la capitale belge. Mais l'arrestation fin 2015 de deux de ses membres, Saïd Saouti et Mohamed Karay, avait mis la Belgique en émoi et provoqué l'annulation du feu d'artifice du Nouvel an dans le centre de Bruxelles en raison de craintes d'attentats. Ils étaient alors soupçonnés d'avoir planifié une attaque du même type que les attentats qui ont frappé Paris le 13 novembre 2015.

Condamnation pour "appartenance à un groupe terroriste"

En octobre 2016, ces deux hommes avaient été condamnés pour "appartenance à un groupe terroriste" lié à la mouvance jihadiste. Interrogé peu de temps après, Ludovic Ansel, un membre des "Kamikaze Riders", avait déploré que "le nom de son club soit sali par les médias". 

"Le club des Kamikaze Riders existe depuis une quinzaine d'années. Sa centaine de membres, présents dans toute la Belgique, sont de toutes origines et confessions, pas spécifiquement de religion musulmane. C'est une famille qui aime se retrouver autour de sa passion commune, la moto. Ce n'est pas parce que quelqu'un fait une bêtise, que les autres doivent en pâtir", avait-il expliqué.

Au terme de l'enquête, le parquet avait demandé un non-lieu pour les accusations portant sur la planification d'un attentat. Notamment accusés d'avoir propagé sur Internet de la propagande jihadiste "avec l'intention d'inciter à la commission d'infractions terroristes", Saïd Saouti et Mohamed Karay devaient toutefois répondre, depuis l'ouverture de leur procès lundi, de "participation aux activités d'un groupe terroriste".

Mélanie Rostagnat avec AFP