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Le casse-tête de la sécurité de Trump autour des sommets de l'OTAN et du G7

Des militaires déployés dans les rues de Taormine, en Sicile, le 22 mai, quelques jours avant le début du G7.

Des militaires déployés dans les rues de Taormine, en Sicile, le 22 mai, quelques jours avant le début du G7. - Giovanni Isolino - AFP

Dans la capitale belge Bruxelles tout comme dans la petite ville sicilienne de Taormine, où le président américain est respectivement attendu pour les sommets de l'OTAN et du G7, d'importantes mesures de sécurités ont été prises.

Un déploiement impressionnant. La venue du président américain Donald Trump à Bruxelles, pour le sommet de l'OTAN, puis en Sicile, pour le G7, est entourée d'un lourd dispositif de sécurité. Les premiers pas du milliardaire sur le sol européen en tant que président des Etats-Unis sont en effet placés sous très haute surveillance, à l'image de son déplacement en Israël, lundi et mardi, qui a été entouré d'une opération de sécurité spéciale, l'Opération Blue Shield.

Celle-ci comprenait notamment la mobilisation de 10.000 policiers, renforcés par des garde-frontières et par les services du Shin Bet, le contre-espionnage israélien. 

De nombreux déplacements dans Bruxelles

En Europe, alors qu'un attentat meurtrier vient de frapper la ville de Manchester, en Grande-Bretagne, un dispositif de sécurité exceptionnel est également prévu. En Belgique, où Donald Trump doit assister jeudi au sommet de l'OTAN, le niveau de la menace terroriste est toujours élevé, plus d'un an après les attentats perpétrés à Bruxelles. Le centre de crise du ministère de l'Intérieur a donc mobilisé 3.000 policiers, que viennent appuyer une centaine de policiers luxembourgeois, mais aussi une équipe de supervision de l'espace aérien, originaire des Pays-Bas, rapporte Le Monde.

Toutefois, la tache des services de sécurité va être compliquée par les nombreux déplacements que doit effectuer le président américain au sein-même de Bruxelles: visite au palais royal dès ce mercredi, rencontre avec le Premier ministre Charles Michel, le président du Conseil européen, Donald Tusk et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, jeudi, déjeuner en ville avec le président de la République français Emmanuel Macron le même jour, avant de se rendre à l'OTAN pour le sommet, jeudi en fin d'après-midi, au nouveau siège de l'institution situé dans la banlieue nord de Bruxelles. 

En outre, des manifestations sont attendues en marge du sommet. Plusieurs milliers de manifestants ont d'ailleurs protesté contre la venue de Donald Trump dès son arrivée dans la capitale belge, ce mercredi, sous le slogan "Trump not welcome" ("Trump n'est pas le bienvenu"). La police redoute des débordements lors des divers défilés prévus ces prochaines 24 heures. 

A Taormine, détecteurs de métaux et réservations annulées

Après son passage en Belgique, Donald Trump s'envolera pour la Sicile, où il est attendu pour le sommet du G7, qui doit se tenir les 26 et 27 mai. L'événement aura lieu au coeur de la ville de Taormine, située au nord-est de l'île italienne. La sécurisation du site devrait y être plus aisée qu'à Bruxelles, compte tenu de la taille réduite du centre historique. En effet, comme le souligne Le Monde, Taormine, petite ville touristique perchée sur une falaise, n'est desservie que par deux route, et par un funiculaire, ce qui réduit considérablement le périmètre de la zone à placer sous contrôle. 

Plus de 8.000 militaires sont déployés depuis le début de la semaine dans les multiples petites ruelles que compte la ville, tandis que des hôtels situés dans ce qui est appelé la "zone rouge", celle où se trouveront rassemblés tous les chefs d'Etat, se sont vus demander il y a quelques semaines d'annuler leurs réservations prévues sur cette période. 

Par ailleurs, l'Italie a décidé de contenir les manifestants et la presse à Giardini Naxos, une ville située en contrebas de Taormine. 

En outre, plusieurs installations provisoires ont dû être mises en place, telles que des détecteurs de métaux, mais aussi un héliport construit en quelques jours, spécialement pour la venue de Donald Trump: "The Beast", la voiture officielle de Donald Trump, étant trop large pour les petites rues de Taormine, le président des Etats-Unis se retrouve contraint de dormir sur un bâteau, en l'occurrence un navire de la marine américaine. Ses déplacements entre son lieu de repos et le site du G7 se feront donc en hélicoptère, d'où la nécessité de construire un héliport.

A.S.