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Vatileaks : le Vatican offre un emploi à l'ex-majordome du Pape

Paolo Gabriele (d), lors son procès le 6 octobre

Paolo Gabriele (d), lors son procès le 6 octobre - -

Condamné puis gracié par Benoît XVI pour avoir dévoilé des documents confidentiels, l'ex-majordome du Pape s'est vu offrir un emploi. Par simple bonté ou pour acheter son silence ?

Un emploi pour acheter le silence définitif d'un majordome trop bavard ? Paolo Gabriele, l'ancien majordome de Benoît XVI impliqué dans le scandale "Vatileaks" et gracié par le pape en décembre, s'est vu offrir un emploi au "Bambino Gesu", le grand hôpital appartenant au Vatican à Rome.

Le porte-parole du Saint-Siège, le père Federico Lombardi, n'a pas voulu commenter cette information, avancée par l'agence de presse allemande KNA, qui regarde selon lui "un citoyen privé". Mais il n'a pas non plus apporté de démenti. 

"Paoletto", le plus proche serviteur du pape, avait été condamné en octobre à dix-juit mois de prison pour vol aggravé de documents confidentiels. Puis il avait été gracié par le pape peu avant Noël.

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Après sa libération, le Vatican avait fait savoir qu'il s'efforçait de trouver un nouvel emploi pour cet homme, marié et père de trois enfants, qui avait perdu la citoyenneté vaticane.

Le Vatican craignait que Gabriele parle

Confiant dans la sincérité du repentir manifesté par Gabriele, le Vatican avait indiqué vouloir lui donner une nouvelle chance professionnelle. Mais selon les observateurs, il avait surtout la crainte que le majordome, réputé bavard, puisse en l'échange de ponts d'or se répandre en confidences, dans la presse ou dans des livres-interviews, sur les secrets du Vatican et de "Vatileaks".

Le procès-éclair de Gabriele avait abouti à la conclusion qu'il était l'artisan du scandale. Mais des observateurs extérieurs avaient mis en doute qu'il ait été seul, et émis l'hypothèse que d'autres acteurs aient participé aux fuites de documents.

M. T. avec AFP