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Royaume-Uni: les députés rejettent la motion de Cameron sur une action militaire en Syrie

David Cameron à la Chambre des communes, le 29 août, tentant de convaincre les députés du bienfondé d'une intervention en Syrie.

David Cameron à la Chambre des communes, le 29 août, tentant de convaincre les députés du bienfondé d'une intervention en Syrie. - -

Le Parlement britannique a rejeté jeudi soir une motion présentée par le Premier ministre David Cameron qui défendait le principe d'une intervention militaire en Syrie.

Mise à jour: Ce vendredi, la presse britannique affirme que Cameron fait face à la "pire humiliation de son mandat".

Les députés britanniques se sont prononcés ce jeudi soir contre le principe d'une intervention militaire en Syrie. La motion portée par le Premier ministre britannique, qui accuse Damas d'avoir perpétré une attaque chimique, a donc été rejetée par 285 députés contre 272.

David Cameron s'est aussitôt engagé à respecter le vote du Parlement. "Il est clair que le Parlement britannique ne veut pas d'intervention militaire britannique. Je prends note et le gouvernement agira en conséquence", a réagi David Cameron après ce vote, ajoutant qu'il était "attaché au respect de la volonté de la Chambre des Communes".

Les Travaillistes exigent des "preuves convaincantes"

Peu avant, une motion présentée par le parti travailliste afin d'exiger avant toute décision des "preuves convaincantes" de la culpabilité du régime de Bachar al-Assad dans l'attaque présumée aux armes chimiques du 21 août en Syrie avait également été rejetée.

La motion gouvernementale proposée condamnait "l'usage d'armes chimiques en Syrie le 21 août 2013 par le régime de Bachar al-Assad" et convenait "qu'une réponse humanitaire forte est requise de la part de la communauté internationale, impliquant si nécessaire une action militaire qui soit légale, proportionnée et destinée à sauver des vies en empêchant tout usage futur d'armes chimiques en Syrie".

Elle prévoyait la nécessité d'un deuxième vote à la Chambre des Communes avant de déclencher une action militaire, une fois obtenu le rapport des inspecteurs de l'ONU.

David Namias