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Attentat déjoué en Allemagne: le suspect s'est suicidé en prison

Le Syrien suspecté d'avoir projeté un attentat en Allemagne s'est suicidé en prison.

Le Syrien suspecté d'avoir projeté un attentat en Allemagne s'est suicidé en prison. - Ronny Hartmann - AFP

Le Syrien arrêté en Allemagne et soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat contre un aéroport de Berlin s'est suicidé en prison, ont annoncé les autorités locales ce mercredi, confirmant une information relayée par plusieurs médias allemands.

Jaber Albakr, le Syrien arrêté lundi après une chasse à l'homme de 48 heures en Allemagne, s'est suicidé en prison, ont annoncé mercredi les autorités locales, confirmant une information relayée par plusieurs médias allemands. Il était soupçonné d'avoir voulu commettre un attentat contre un aéroport de Berlin.

"Jaber Al-bakr s'est donné la mort dans l'hôpital de la prison de Leipzig", a indiqué dans un communiqué le gouvernement régional de Saxe (est), sans donner plus de détail. Selon le site internet du journal Bild et l'agence de presse dpa, le suspect a été retrouvé pendu dans sa cellule. Sa mort en prison va soulever des interrogations quant à la surveillance dont il faisait l'objet. Selon Bild, sa cellule était contrôlée une fois par heure.

Il était en mesure de passer à l'acte "cette semaine"

Surveillé depuis quelque temps par le renseignement intérieur, Jaber Albakr avait déjà réussi à s'enfuir de son appartement de Chemnitz, au moment où la police était venue l'interpeller. Ce qui avait déclenché une première polémique. Malgré un tir de semonce des forces de l'ordre, l'homme était parvenu à prendre la fuite et n'avait été retrouvé que 48 heures plus tard.

Les forces de l'ordre avaient trouvé 1,5 kilo d'explosif dans le logement qu'il occupait à Leipzig. Selon les premiers éléments de l'enquête, il était très proche de commettre un attentat contre un aéroport de Berlin pour le compte de Daesh. Il était en mesure de passer à l'acte dans le courant de cette semaine, a indiqué le patron du renseignement intérieur, Hans-Georg Maassen, au quotidien Frankfurter Allgemeine Zeitung à paraître jeudi.

C.V. avec AFP