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Des cours d'humilité et de séduction pour Mark Zuckerberg avant son passage devant le Congrès

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Avant le grand oral attendu mardi et mercredi devant le Congrès des Etats-Unis, Mark Zuckerberg s'est entraîné en compagnie de nombreux experts afin d'arriver le plus à l'aise possible face aux grands élus américains. Au programme, cours d'humilité et de séduction, et simulations d'auditions.

Avant son audition devant le Congrès mardi et mercredi, Marck Zuckerberg, le PDG du réseau social Facebook, a rencontré plusieurs parlementaires lundi au Capitole. Pour l'occasion, il a troqué son traditionnel ensemble jean et t-shirt, contre un costume cravate plus adapté. Tenu de s’expliquer devant le Sénat puis à la Chambre des représentants sur la fuite des données de 87 millions d’utilisateurs du réseau social via la firme britannique Cambridge Analytica, il a prévu de s’excuser dans un discours qu’il a déjà publié.

Pour préparer au mieux ce grand oral, Facebook travaille depuis plusieurs semaines à changer l'image de Mark Zuckerberg pour tenter de l’éloigner de l’image de ‘geek’ introverti que traîne le milliardaire. Une équipe d'experts d'une firme juridique, dont l'ancien assistant de George W. Bush, a été engagé pour transformer le patron du réseau social, introverti et peu à l'aise en public, en un orateur chevronné, explique le New York Times. Au programme, cours d'humilité et de séduction pour convaincre son auditoire.

Facebook a également engagé une firme juridique pour mettre Mark Zuckerberg à l'aise avec les questions auxquelles les membres du Congrès pourraient le confronter. Il a également procédé à plusieurs simulations d’audiences et a travaillé sur son pouvoir de séduction.

"C'était mon erreur et je suis désolé"

"Il est évident que nous n'avons pas fait assez pour empêcher Facebook d'être utilisé de façon mal intentionnée (...) Nous n'avons pas pris une mesure assez large de nos responsabilités et c'était une grosse erreur. C'était mon erreur et je suis désolé", va notamment assurer Mark Zuckerberg devant le Congrès.

Accusé d'avoir permis la propagation de 'fake news' ayant servi Donald Trump lors de la dernière élection américaine, Facebook a annoncé la formation d'une commission indépendante de chercheurs universitaires pour enquêter sur l'impact réel du réseau social lors des élections.

G.D.