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Dénigrer Israël à l'ONU, "c'est terminé" annonce l'ambassadrice américaine

La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley salue les participants à la conférence annuelle de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien, le 27 mars 2017 à Washington

La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley salue les participants à la conférence annuelle de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien, le 27 mars 2017 à Washington - NICHOLAS KAMM, AFP

Nikki Halley, l'ambassadrice des États-Unis à l'ONU nommée par Donald Trump, a affirmé que le "dénigrement" d'Israël était "terminé" devant la plus grande organisation américaine pro-israélienne lundi. En décembre 2016, l'administration Obama n'avait pas opposé son veto à une résolution du Conseil de sécurité dénonçant la colonisation israélienne.

La nouvelle ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU Nikki Haley a promis lundi devant la plus grande organisation américaine pro-israélienne que le "dénigrement" de l'Etat hébreu aux Nations unies était "terminé".

Nikki Haley est la représentante à l'ONU de l'administration du président Donald Trump, lequel avait vilipendé en décembre son prédécesseur Barack Obama pour n'avoir pas opposé son veto à la résolution 2334 du Conseil de sécurité dénonçant la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens.

"Coup de pied dans le ventre"

Pour la première fois depuis 1979, les Etats-Unis s'étaient abstenus et avaient laissé passer un texte à l'ONU, en raison de leur frustration à l'égard de leur allié israélien sur l'échec du processus de paix.

Pour Nikki Haley, cette résolution onusienne votée juste avant Noël sous l'administration sortante de Barack Obama a été "un coup de pied dans le ventre ressenti" aux Etats-Unis.

Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, salue les participants à la conférence annuelle de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien, le 27 mars 2017 à Washington
Paul Ryan, président de la Chambre des représentants, salue les participants à la conférence annuelle de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien, le 27 mars 2017 à Washington © NICHOLAS KAMM, AFP

Cinq annonces d'extension de colonies

"Tout ce que je peux vous dire, c'est que tout le monde aux Nations unies a peur de me parler de la résolution 2334. Et je veux qu'ils sachent que, certes, c'est arrivé, mais que cela n'arrivera plus. L'époque où l'on dénigrait Israël, c'est terminé", a affirmé l'ambassadrice, sous un tonnerre d'applaudissement de la conférence annuelle de l'Aipac (American Israel Public Affairs Committee), le premier lobby américain pro-israélien.

Mais alors que la résolution 2334 exhortait l'Etat hébreu à cesser toute activité de colonisation, "aucune mesure en ce sens n'a été prise" ces trois derniers mois, avait dénoncé vendredi l'émissaire de l'ONU pour le processus de paix au Proche-Orient, Nikolaï Mladenov.

De fait, Israël a procédé en janvier à cinq annonces d'extension de colonies portant sur plus de 6.000 logements en Cisjordanie et à Jérusalem-Est occupées.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) et le président américain Donald Trump, le 15 février 2017 à la Maison Blanche, à Washington
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (g) et le président américain Donald Trump, le 15 février 2017 à la Maison Blanche, à Washington © SAUL LOEB, AFP/Archives

"Israël n'a pas d'ami plus cher que l'Amérique"

Après des propos de campagne très pro-israéliens, le président Trump avait reçu mi-février le Premier ministre Benjamin Netanyahu et lui avait demandé de "freiner un peu sur la colonisation".

Donald Trump avait toutefois semblé prendre ses distances avec la "solution à deux Etats" israélien et palestinien, le principe de référence de la communauté internationale pour tenter se trouver une issue au conflit. Nikki Haley et d'autres diplomates américains avaient par la suite tenté de tempérer les déclarations du président.

De son côté, Benjamin Netanyahu, qui s'exprime chaque année par vidéoconférence devant l'Aipac, a réaffirmé qu'"Israël n'avait pas d'ami plus cher que l'Amérique et que l'Amérique n'avait pas de meilleur ami qu'Israël".

Il a dit aussi sa "hâte d'accueillir chaleureusement en Israël et spécialement à Jérusalem" le nouvel ambassadeur des Etats-Unis David Friedman, un avocat juif favorable à la colonisation et au déménagement de l'ambassade de Tel-Aviv à Jérusalem.

G.D. avec AFP