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Une résolution réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne dans les territoires palestiniens votée à l'ONU

L'assemblée générale de l'ONU (PHOTO D'ILLUSTRATION)

L'assemblée générale de l'ONU (PHOTO D'ILLUSTRATION) - Patrick Gruban via Wikimedia Creative Commons

Le Conseil de sécurité de l'ONU a voté une résolution réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne des territoires palestiniens ce vendredi. Ce vote a été rendu possible par la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.

Une résolution réclamant l'arrêt de la colonisation israélienne dans les Territoires palestiniens a été adoptée ce vendredi par le Conseil de sécurité de l'ONU après la décision des Etats-Unis de ne pas utiliser leur droit de veto.Israël a d'ores et déjà annoncé qu'elle ne se conformerait pas aux volontés du texte de l'ONU. 

Dans un renversement de leur position habituelle sur ce dossier, les Etats-Unis se sont abstenus. Les 14 autres membres du Conseil de sécurité ont eux voté en faveur du texte. Il s'agit d'"un grand camouflet" pour Israël, a immédiatement réagi Nabil Abou Roudeina, porte-parole de la présidence palestinienne. "Il s'agit d'une condamnation internationale unanime de la colonisation et d'un fort soutien à une solution à deux Etats", a-t-il ajouté. 

Les Etats-Unis n'opposent pas leur veto

Ce texte, rédigé par les Palestiniens, était à l'origine porté par les Egyptiens. Il exhorte Israël à "cesser immédiatement et complètement toute activité de colonisation en territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est", et a déclenché une offensive diplomatique de la part de l'Etat hébreu qui s'est immédiatement tourné vers son allié américain. L'initiative paraissait naturelle tant les Américains ont appuyé leur partenaire du Proche-Orient ces dernières décennies. Washington a en effet utilisé son droit de veto trente fois pour bloquer des résolutions concernant Israël et les Palestiniens, selon l'organisation Security Council Report.

Il est finalement apparu clair aux Israéliens qu'à quelques jours de céder le pouvoir à Donald Trump, dont l'une des promesses de campagne est de reconnaître Jérusalem comme "capitale indivisible" d'Israël, l'équipe de Barack Obama (qui entretient de très mauvaises relations avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou) n'avait pas l'intention de faire usage de son droit de veto.

La colonisation est illégale pour la communauté internationale

Alors sollicité par des responsables israéliens, Donald Trump a appelé le président Sissi, selon un communiqué de la présidence égyptienne, et l'a fait changer d'avis. La résolution a alors bénéficié du soutien du Venezuela, de la Nouvelle-Zélande, de la Malaisie et du Sénégal.

La colonisation est vue comme un frein majeur au processus de paix, les constructions israéliennes étant effectuées sur des terres qui pourraient appartenir à un futur Etat palestinien. Les Nations unies la considèrent comme illégale au regard du droit international et ont appelé à plusieurs reprises, en vain, Israël à y mettre fin. 

Ce vendredi soir, le bureau de Benjamin Netanyahou s'est immédiatement opposé à la résolution onusienne en parlant d'un texte "anti-israélien". 

R.V. avec AFP