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Brexit: Theresa May dénonce "l'impasse" des négociations

Le plan de Theresa May sur la future relation économique avec l'UE n'a pas convaincu ses partenaires européens.

Le plan de Theresa May sur la future relation économique avec l'UE n'a pas convaincu ses partenaires européens. - BARBARA GINDL / APA / AFP

La Première ministre britannique a jugé inacceptable le rejet de ses propositions par les Européens, ce vendredi au sommet informel de Salzbourg, en Autriche.

La Première ministre britannique Theresa May a estimé ce vendredi que les négociations du Brexit entre Londres et Bruxelles étaient "dans une impasse", après le rejet par les Européens de la proposition britannique lors du sommet informel de Salzbourg.

"Nous sommes dans une impasse", a déploré la dirigeante britannique dans une déclaration depuis son bureau de Downing Street. "Il est inacceptable de rejeter la proposition de l'autre partie sans explication détaillée et sans contre-proposition", a-t-elle ajouté, demandant à être traitée "avec respect" par les dirigeants européens.

Le rejet du "plan de Chequers"

Theresa May a défendu jeudi le "plan de Chequers", déjà présenté par son gouvernement en juillet dernier. Ce dernier prévoit le maintien de relations économiques étroites entre le Royaume-Uni et l'Europe notamment à travers la création d'une zone de libre-échange pour les biens industriels et agricoles.

Ce plan permettrait aussi de régler la question de la frontière irlandaise, entre la République d'Irlande et l'Irlande du nord britannique. Selon Theresa May, le plan maintiendrait en effet les échanges économiques sans créer de frontières physiques. 

En refusant ce plan, l'Union européenne s'en tient à la solution du filet de sécurité, convenue en décembre dernier. Cette alternative, dite de "backstop" en anglais, consiste à garantir un alignement réglementaire de l'Irlande du Nord sur l'UE faute d'autre accord. Elle a été exclue par Theresa May.

"Comme je l'ai dit aux dirigeants européens, aucune des deux parties ne devrait demander l'inacceptable à l'autre", a-t-elle soutenu. "Nous ne pouvons accepter quoi que ce soit qui menacerait l'intégrité de notre royaume". "Nous avons désormais besoin d'entendre de la part de l'UE ce que sont les vrais problèmes et les alternatives qu'ils proposent", a-t-elle conclu. "D'ici là, nous ne pourrons faire aucun progrès".

Theresa May a promis de son côté d'avancer de nouvelles propositions pour résoudre l'équation irlandaise et éviter le rétablissement d'une frontière physique entre l'Irlande du Nord et la République d'Irlande - sans doute pas avant le congrès annuel de son parti, du 30 septembre au 3 octobre. Mais elle a elle aussi prévenu qu'elle était prête à une situation de "no deal".

Cy.C avec AFP