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Pour la Russie, la destruction de l'avion russe ne peut que porter préjudice à ses relations avec Israël

Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin.

Dmitri Peskov, le porte-parole du Kremlin. - SERGEI KARPUKHIN / POOL / AFP

Lundi, Dmitri Peskov a annoncé que la destruction de l'avion russe en Syrie portait préjudice aux relations entre la Russie et Israël.

La destruction par erreur d'un avion russe par la défense antiaérienne syrienne, due selon Moscou aux actes "prémédités" des pilotes israéliens, ne peut qu'affecter les relations entre les deux pays, a affirmé lundi le porte-parole du Kremlin.

"La destruction de notre avion éclaireur a causé la mort de 15 de nos soldats. Selon les informations de nos experts militaires, les actes prémédités des pilotes israéliens sont en cause, ce qui ne peut que porter préjudice à nos relations" avec Israël, a déclaré aux journalistes Dmitri Peskov.

"Chaîne tragique de coïncidences"

Lundi dernier, la défense anti-aérienne syrienne a visé par erreur un Illiouchine-20 au-dessus de la Méditerranée, tuant les 15 militaires qui se trouvaient à bord. Au même moment, des missiles israéliens ciblaient des dépôts de munitions dans la province syrienne de Lattaquié (nord-ouest).

Moscou accuse Israël d'être responsable de la destruction de son avion, affirmant que l'armée israélienne l'avait prévenu seulement une minute avant les frappes et que les avions israéliens s'étaient servis de l'Il-20 comme "boucliers" contre les missiles syriens. Israël nie pour sa part la version russe.

Qualifiant l'accident de "chaîne tragique de coïncidences", Dmitri Peskov a une nouvelle fois mis en cause les pilotes israéliens lundi.

"L'avion n'a pas été abattu par un missile israélien, Dieu merci. Néanmoins, la création de cette chaîne de coïncidences a été permise par les actes des pilotes israéliens", a indiqué Dmitri Peskov. "Les informations récupérées par nos experts militaires témoignent de cela avec éloquence", a-t-il ajouté.

Défense des soldats russes

L'armée russe a annoncé lundi son intention de livrer d'ici deux semaines à la Syrie des systèmes de défense antiaérienne S-300, ainsi que de brouiller certaines communications sur la Méditerranée.

Dmitri Peskov a justifié cette décision par "la nécessité d'assurer la sécurité des soldats russes", qui interviennent en Syrie en soutien au régime de Bachar al-Assad depuis 2015.

Ces décisions "ne sont dirigées envers aucun pays tiers, mais envers la défense de nos soldats", a indiqué le porte-parole du Kremlin.

B.L. avec AFP