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Affaire Skripal: Donald Trump affirme que Vladimir Poutine est "probablement" impliqué

Fin mars, Donald Trump avait déjà attiré l'attention sur une caravane de migrants d'Amérique centrale.

Fin mars, Donald Trump avait déjà attiré l'attention sur une caravane de migrants d'Amérique centrale. - Don EMMERT / AFP

Lundi, le Kremlin a assuré que Donald Trump n'a avancé "aucune accusation directe" contre la Russie dans le cadre de l'affaire Skripal.

Donald Trump n'a avancé "aucune accusation directe" contre Vladimir Poutine, a assuré lundi le Kremlin, alors que le président américain a jugé la veille que son homologue russe était "probablement" impliqué dans des empoisonnements, dont le plus récent est celui de l'ex-agent russe Sergueï Skripal.

"Le président américain n'a avancé aucune accusation directe", a indiqué à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. "Aucune accusation visant le président russe, appuyée par des arguments ou des preuves quelconques, ne peut tout simplement exister", a-t-il souligné.

Interrogé dimanche lors d'une interview à la chaîne américaine CBS pour savoir s'il était "d'accord que Vladimir Poutine est impliqué dans des assassinats et des empoisonnements", Donald Trump a répondu: "Probablement, il l'est". 

"La Russie n'a rien à voir avec de telles accusations"

La Russie est accusée par la Grande-Bretagne d'être derrière l'empoisonnement de l'ex-agent double russe Sergueï Skripal et de sa fille Ioulia par un puissant agent innervant le 4 mars à Salisbury en Angleterre.

Londres a mis en cause notamment les services de renseignement militaire russes, le GRU, et a lancé un mandat d'arrêt européen contre deux Russes soupçonnés d'avoir perpétré l'attaque contre les Skripal.

Début septembre, les autorités britanniques ont par ailleurs nommément tenu le président Vladimir Poutine pour responsable de cet empoisonnement.

Pour sa part, Moscou dénonce des "accusations inadmissibles" et dément toute implication.

"La Russie n'a jamais eu, n'a rien à voir et ne peut potentiellement rien à voir avec de telles accusations", a insisté lundi Dmitri Peskov.

B.L. avec AFP