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Corée du Nord

La Corée du Nord annonce son premier cas de Covid-19, Kim Jong Un ordonne un confinement dans tout le pays

Le drapeau nord-coréen à l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 27 mars 2017.

Le drapeau nord-coréen à l'ambassade de Corée du Nord à Kuala Lumpur, en Malaisie, le 27 mars 2017. - Manan Vatsyayana - AFP

Ce premier cas, détecté lors de tests effectués ce dimanche à Pyongyang sur des personnes malades et fiévreuses, "correspond" au variant Omicron, hautement transmissible.

Le premier cas d'infection au Covid-19 depuis le début de la pandémie a été signalé en Corée du Nord, a annoncé jeudi la presse officielle, qualifiant cela de "grave urgence nationale". Le dirigeant du pays Kim Jong Un a annoncé la mise en place d'un système de contrôle du virus d'"extrême urgence" à l'issue d'une réunion de crise du bureau politique.

"L'objectif était d'éliminer la racine dans les plus brefs délais", a affirmé le leader cité par l'agence d'Etat KCNA.

"Il nous a assuré que du fait de la forte conscience politique de la population [...], nous surmonterons sûrement l'urgence et réussirons avec le projet de quarantaine d'urgence", a précisé l'agence de presse.

Le système de santé du pays est très déficient

Kim Jong Un a demandé un contrôle plus strict des frontières ainsi que des mesures de confinement, demandant aux habitants "d'empêcher complètement la propagation du virus malveillant en bloquant totalement leurs quartiers dans toutes les villes et tous les comtés du pays", selon KCNA.

Toutes les activités productives et commerciales seront organisées de manière à ce que chaque unité de travail soit "isolée" pour éviter la propagation du virus, a-t-il ajouté.

Le pays a complètement fermé ses frontières dès le début de la pandémie en 2020, aux dépens de son économie. Pyongyang n'avait annoncé aucun cas confirmé de Covid-19 jusqu'à ce jeudi.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, la Corée du Nord avait mené, en 2020, 13.259 tests anti-Covid, qui se sont tous révélés négatifs. Les observateurs estiment que le système de santé du pays, très déficient, aurait du mal à surmonter une épidémie d'ampleur.

A.G avec AFP