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Avant-après au Népal: les trésors perdus de Katmandou

Parmi les monuments détruits par le séisme figurent les temples de la place Durbar, datant du 17e siècle. Ainsi, le Maju Degal, un temple dédié à Shiva, a été réduit en miettes.

Parmi les monuments détruits par le séisme figurent les temples de la place Durbar, datant du 17e siècle. Ainsi, le Maju Degal, un temple dédié à Shiva, a été réduit en miettes. - Prakash Mathema - AFP

INFOGRAPHIE - Le séisme survenu au Népal a provoqué une catastrophe humanitaire majeur, dont on peine encore à connaître l'ampleur. Mais elle a aussi entraîné une catastrophe culturelle, avec la perte de site historiques inestimables, notamment dans la capitale, Katmandou.

Katmandou, la capitale du Népal, est aussi une ville culturelle, historique. La tragédie du tremblement de terre est d'abord humanitaire, avec plus de 4.000 morts et un bilan qui continue de grossir, 48 heures après la catastrophe. Mais on s'en rappellera aussi comme le jour où la ville a perdu une part considérable de son patrimoine.

Palais, tours, statues, temples: Katmandou était riche de témoignages d'une histoire dense, autant de monuments érigés entre le 12e et le 20e siècle, classés au patrimoine mondial de l'Unesco, et dont un certain nombre n'ont pas survécu aux secousses. 

Le temple Maju Degal, la tour Darahara...

Pour l'Unesco, la perte est catastrophique car elle met à mal "le coeur social, religieux et urbanistique de cette ville" à l'histoire très riche, issue des cultures et religions hindoue, bouddhiste et tantrique, comme l'explique l'Unesco sur son site internet. L'organisation internationale précise:

"Katmandou, avec son héritage architectural unique, ses palais, ses temples, ses cours intérieures, a inspiré de nombreux écrivains, artistes et poètes, à la fois étrangers et népalais"

Parmi les pertes avérées figurent les temples de la place Durbar, datant du 17e siècle. Ainsi, le Maju Degal, un temple dédié à Shiva qui avait connu une grande popularité parmi les communautés hippies des années 70, a été complètement réduit en miettes. 

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La tour Darahara, ou Bhimsen, n'a pas résisté, elle non plus, au séisme. Ironie du sort, c'est même la deuxième fois qu'un tremblement de terre l'abat. Il y a 80 ans, le tremblement de terre de 1934 en avait eu raison, elle avait été reconstruite deux ans plus tard. 

C'était l'une des attractions touristiques majeures de la ville: du haut de ses neuf étages et de son escalier en spirale comptant 200 marches, on pouvait embrasser Katmandou d'un seul regard. Depuis sa première construction, en 1825, elle avait servi de beffroi et de tour de garde, avant d'être ouverte au public en 2005. Selon des témoins, lorsque la tour s'est écroulée, des dizaines de personnes se trouvaient à l'intérieur.

On ne connaît pas encore l'ampleur des dégâts à travers le pays. L'Unesco explique que les temples de Patan et de Bhaktapur pourraient aussi être gravement endommagés, et ignore si le site de Lumbini, là où Bouddha est réputé être né, a été touché ou non.