BFMTV

Suspecté de terrorisme pour une cocotte-minute et un sac à dos

Les bombes des attentats de Boston étaient probablement faites avec une cocotte-minute

Les bombes des attentats de Boston étaient probablement faites avec une cocotte-minute - -

Un couple américain a été suspecté de terrorisme pour avoir tapé la requête "cocotte-minute" et "sac à dos" sur Google. Très inquiet, l'ancien employeur a alerté les autorités.

Triste expérience de terrorisme pour les Catalano, un couple d’Américains habitant le Comté de Suffolk dans l’Etat de New York. Première erreur: avoir souhaité s’offrir un sac à dos et une cocotte-minute. Deuxième erreur: faire des recherches sur Google en lien avec l’actualité.

Car depuis les morts dans les attentats de Boston, causées avec des bombes artisanales, certaines entrées sur le moteur de recherche font passer de la case "consommateur" à la case "dangereux terroriste" en un rien de temps. Sauf que cette fois ce n’est pas Google ou un programme pour démasquer les terroristes en puissance, mais l’employeur qui a alerté les autorités.

"Etes-vous en possession d'une cocotte-minute?"

Sur son blog, Michele Catalano raconte les faits. Mercredi matin, six agents d'une brigade antiterroriste sont venus frapper à sa porte. Son époux était seul à la maison, assis dans son salon quand il aperçoit les agents devant son domicile. Après les questions ordinaires sur son état civil, ils le cuisinent sur sa bombe:

"Avez-vous une bombe? Etes-vous en possession d’une cocotte-minute?", lui demandent-t-il. "Non, mais ma femme possède un auto-cuiseur pour le riz", rétorque l’époux interloqué. "Pouvez-vous fabriquer une bombe avec ça?", poursuivent les agents. "Non, ma femme l’utilise pour faire cuire de la quinoa", rétorque l'individu en toute naïveté. "Qu’est-ce que c’est que de la quinoa?", s'interrogent-ils alors.

L'ancien employeur en cause

Rapidement, ils s’aperçoivent qu’ils n'ont pas un dangereux terroriste entre les mains. En repartant, les six agents affirment rendre ce type de visites une centaine de fois par semaine. 99% du temps, elles sont inutiles.

Selon un communiqué de la police locale, "les enquêteurs (…) ont reçu une information d’une entreprise (…) sur les recherches suspicieuses menées sur l’ordinateur de l’un de leurs anciens employés, tout juste libéré de ses fonctions. Il a effectué ses recherches sur son lieu de travail. Sur son ordinateur, l’employé a fait des requêtes concernant les sacs à dos et des bombes cocotte-minute".

L. B.