BFMTV

Quand la twittosphère imagine Biden et Obama gâcher l'arrivée de Trump à la Maison Blanche

Le 9 novembre, après l'allocution du président au lendemain de l'élection, Barack Obama et Joe Biden repartent ensemble.

Le 9 novembre, après l'allocution du président au lendemain de l'élection, Barack Obama et Joe Biden repartent ensemble. - Nicholas Kamm / AFP

Pas facile de laisser la place à Donald Trump quand on s'appelle Barack Obama ou Joe Biden. Les réseaux sociaux imaginent ce que ces deux amis peuvent se dire en coulisses. Et c'est drôle.

Après une campagne électorale à couteaux tirés et malgré une inimitié marquée entre Barack Obama et Donald Trump, le président américain sortant avait donné le change lors de leur rencontre dans le Bureau ovale. Cela ne signifie pas que l'actuel locataire de la Maison Blanche est serein quant à l'avenir des Etats-Unis: il s'en est d'ailleurs publiquement ouvert. La twittosphère, et les internautes en général, ne sont ainsi pas dupes de l'antipathie régnant entre les deux hommes. Elle contraste singulièrement par comparaison avec l'amitié qui lie Barack Obama à Joe Biden. Complices, ces deux-là sont bien plus que président et vice-président.

Obama et Biden, une complicité non feinte

A la veille de recevoir Trump à la Maison Blanche, Obama avait expliqué, s'adressant aux jeunes envisageant un engagement politique, que cette alternance participait du fonctionnement de la démocratie américaine et qu'il était normal de gagner, mais aussi de perdre des élections.

"J’ai perdu des élections dans ma vie. Joe, non", soulignait Obama. Avant que Joe Biden, amusé, ne réponde par un signe de croix.

Cette complicité connue qui a contribué au "storytelling" bien rodé de la présidence Obama fait aujourd'hui l'objet de détournements dans lesquels, à partir d'une photo, les gens imaginent des dialogues délirants entre les deux comparses. La photo la plus utilisée montre Biden à la droite d'Obama qui se tient le nez dans une posture qu'on pourrait associer à une certaine lassitude. 

Voici quelques exemples de ces parodies:

Biden: "Je ne leur donnerai pas le mot de passe du wifi. 

Obama: Joe…

Biden: Tu as bien entendu."

Biden: "J’ai peint 'Michelle Obama 2020' sur le plafond dans ta chambre.

Obama: :-)

Biden: Avec une peinture qui brille dans le noir."

Michelle Obama, qui s'est investie dans la campagne a déclaré ne briguer aucun poste politique dans le futur. Ce, alors que certains voudraient déjà la voir à la Maison Blanche en 2020.

Obama: "As-tu remplacé tous les articles de toilettes par des flacons de voyage?

Biden: Il a de petites mains Barack, je veux qu'il se sente ici comme chez lui."

Une allusion au débat organisé par Fox News à Detroit pendant lequel, en réponse à Marco Rubio, Donald Trump avait affirmé n'avoir "aucun problème" avec la taille de ses mains "ou quoi que ce soit d'autre".

Biden: "J'ai montré à Trump le tableau de commandes de frappes de drones, dans le tiroir du haut à gauche.

Barack: C'est un télécran.

Biden: Ouaip."

Biden: "J'ai laissé un passeport kenyan dans ton bureau, juste pour le faire c....

Obama: Joe.

Biden: Oh, et un tapis de prière dans ta chambre à coucher. Ca va le rendre fou.

Obama: Rooh, Joe".

Le passeport kenyan fait référence aux allégations de Donald Trump contre Barack Obama, quand il arguait que celui-ci n'était peut-être pas réellement de nationalité américaine. Né à Hawaï, le président sortant avait fini par produire son extrait de naissance, et ce dès 2011. Le tapis de prière évoque les saillies du président-élu contre les musulmans, notamment étrangers.

Obama: "Joe, pourquoi ne me lâches-tu pas la main?

Biden: Je veux faire flipper Mike Pence.

Obama: Mais pourquoi?

Biden: Continue à jouer le jeu."

Mike Pence, le remplaçant de Joe Biden, ultra-conservateur, est connu pour ses positions anti-LGBT. Gouverneur de l'Indiana, il avait été en 2015 à l'origine d'une loi jugée homophobe, le "Religious Freedom Restoration Act" dans cet Etat.

David Namias