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Propos jugés sexistes de Trump: des explications mais pas d'excuse

Donald Trump lors du premier débat pour l'investiture républicaine à la Maison-Blanche à Cleveland le 6 août 2015.

Donald Trump lors du premier débat pour l'investiture républicaine à la Maison-Blanche à Cleveland le 6 août 2015. - Scott Olson - Getty Images North America - AFP

Le magnat de l'immobilier en lice pour l'investiture républicaine à la Maison-Blanche a suscité un tollé après des propos tenus à une journaliste de Fox News. Beaucoup de personnes ont vu une allusion au cycle menstruel de Megyn Kelly, Donald Trump s'en défend.

Ses explications vont-elles suffire? Donald Trump, le tonitruant milliardaire américain en tête des prétendants républicains à la Maison Blanche, s'est efforcé dimanche de calmer le tollé provoqué par des propos jugés sexistes mais ne s'est pas excusé.

Faisant allusion à une journaliste de Fox News qui l'avait interrogé lors du premier débat des candidats républicains jeudi, Donald Trump avait lancé vendredi soir "qu'on pouvait voir du sang sortir de ses yeux, du sang sortir de son... où que ce soit". 

Il s'estime injustement malmené

La phrase a fait scandale, les médias et les adversaires politiques de Donald Trump y voyant une allusion aux règles de la journaliste, qui expliquerait sa pugnacité.

Ne faisant aucune excuse, Donald Trump a répété dimanche sur la chaîne de télévision CNN que la journaliste Megyn Kelly de Fox News l'avait injustement malmené en lui posant des questions sur des remarques sexistes qu'il a faites par le passé. Mais il a affirmé n'avoir jamais fait allusion à sa menstruation.

"Ce que j'ai dit se référait à sa colère"

"Elle s'est mise très en colère et ce que j'ai dit se référait à sa colère", a-t-il affirmé ajoutant: "Je n'ai rien dit d'incorrect". "Seul un esprit perverti dirait que je faisais allusion à cela...", a insisté le candidat à l'investiture, dans son interview téléphonique.

Plusieurs de ses concurrents républicains ont publiquement critiqué ses propos. Depuis son entrée en lice, Donald Trump bouscule la primaire du parti républicain à coup de déclarations choc et souvent insultantes pour ses rivaux. Ce style anti-establishment lui vaut de se situer en tête des sondages parmi les républicains avec plus de 20% des intentions de vote loin devant les candidats traditionnels dont notamment Jeb Bush. Un combat qui ne devrait pas être trop sanglant.

la rédaction avec AFP