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Présidentielle américaine: quand Trump attaque Clinton sur sa santé

Donald Trump lors d'un meeting à Austin, au Texas, le 23 août 2016.

Donald Trump lors d'un meeting à Austin, au Texas, le 23 août 2016. - Suzanne Cordeiro - AFP

Parkinson, troubles neurologiques, épuisement physique: depuis quelques jours, les pro-Trump alimentent la machine à complot au sujet de la santé de la candidate démocrate. Un nouvel angle d'attaque lancé par Donald Trump lui-même, alors qu'il se trouve distancé dans les sondages.

Donald Trump s'est trouvé une nouvelle lubie. En difficulté dans les sondages depuis plusieurs jours, le candidat républicain à la Maison Blanche tente de sortir la tête de l'eau en multipliant les angles d'attaque à l'encontre de sa rivale, Hillary Clinton. Et semble désormais déterminé à lui envoyer chaque jour une nouvelle pique. Après avoir accusé la candidate démocrate de "corruption" et réclamé la fermeture de la Fondation Clinton, le camp Trump s'est trouvé une nouvelle cible: la santé de l'ancienne secrétaire d'Etat.

"Elle a l'air malade" 

Elle n'a pas "l'endurance physique et mentale" pour être présidente, a ainsi martelé plusieurs fois Donald Trump ces derniers jours, lors de ses meetings. "Où est Hillary? Elle dort!!!!!", a-t-il aussi tweeté, alors qu'Hillary Clinton, 68 ans, voyage depuis des mois et a passé une bonne partie du week-end à collecter des fonds.

Dans l'entourage du candidat, certains ont enfoncé le clou. "Je pense qu'Hillary est fatiguée... Elle a l'air malade", a ainsi affirmé, lundi, Rudy Giuliani, ancien maire de New York, sur Fox News. La veille, il avait déjà affirmé que "la presse n'a pas souligné certains signes de maladie chez elle". "Il suffit d'aller en ligne (...) Allez en ligne et tapez 'Hillary Clinton maladie', et regardez les vidéos", avait-il insisté déjà sur Fox News.

Une porte-parole de campagne de Trump, Katrina Pierson, avait déjà parlé de "dysphasie" la semaine dernière, et affirmé que Clinton "prenait beaucoup de temps libre dans la campagne". 

Fièvre du complot

Des sorties suffisantes pour enclencher la machine complotiste. La déclaration de Rudy Giuliani s'est ainsi ajoutée à des photos montrant Hillary Clinton des poches sous les yeux, ou étrangement pâle, et un montage vidéo dans lequel elle secoue la tête. Certains de ses détracteurs n'ont pas hésité à parler de Parkinson, d'épilepsie, de troubles neurologiques, faisant parfois le lien avec sa commotion cérébrale. 

Nourrissant la fièvre complotiste, le site conservateur Breitbart, dont le patron Steve Bannon est le nouveau directeur général de campagne de Trump, a affirmé ce week-end que "la santé de Clinton est en train de devenir une question majeure dans la campagne".

Et de citer au passage plusieurs mot-clés sur les réseaux sociaux, notamment #HillaryHealth (la santé d'Hillary), sur lequel les théories sur l'état physique de la candidate vont bon train. 

"Excellente condition physique"

La médecin d'Hillary Clinton, Lisa Bardack, avait affirmé en juillet 2015 que sa patiente était "en excellente condition physique", une affirmation répétée cette semaine face aux rumeurs. Fin 2012, l'ex-secrétaire d'Etat avait souffert d'un virus gastrique, de déshydratation, puis d'une commotion cérébrale après s'être évanouie.

Un caillot de sang avait ensuite été découvert entre le cerveau et le crâne, et elle avait vu double pendant quelques semaines, a rappelé Lisa Bardack, ajoutant qu'une visite de contrôle en 2013 avait "montré une résolution complète de tous les effets de la commotion, et une dissolution complète de la thrombose".

Adrienne Sigel, avec AFP