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Massacre de Newtown: un an après, la ville prie pour qu'on la laisse en paix

"No press", "no media", Newtown, petite ville du Connecticut, asprire à retrouver sa tranquillité.

"No press", "no media", Newtown, petite ville du Connecticut, asprire à retrouver sa tranquillité. - -

Alors que la ville s'apprête à commémorer le massacre qui l'a frappée en décembre 2012, Newtown aspire à retrouver sa tranquillité perdue. La municipalité n'organisera aucune cérémonie publique.

Un an après le massacre de ses enfants, la petite ville américaine de Newtown implore qu'on la laisse en paix pour le premier anniversaire de la tragédie. De nombreux médias ont décidé de respecter ce souhait.

Le 14 décembre 2012, un jeune déséquilibré de 20 ans, Adam Lanza, y avait tué en 10 minutes, à l'arme semi-automatique, 20 enfants et six adultes, à l'école primaire Sandy Hook, une tragédie qui a traumatisé les Etats-Unis et hante toujours cette petite ville du Connectitut , dans le nord-est des Etats-Unis.

Les Obama se recueilleront à... Washington

Le gouverneur de l'Etat Dannel Malloy a demandé que toutes les cloches des églises sonnent samedi à 09h30, l'heure du drame. Certaines familles de Newtown avaient prévu d'allumer vendredi soir un cierge à la mémoire des enfants disparus, et une cérémonie a déjà eu lieu jeudi à la cathédrale nationale de Washington. Le président Obama a également indiqué qu'il se recueillerait samedi à la Maison Blanche avec son épouse Michelle.

Mais Newtown, petite ville de 28.000 habitants au chagrin toujours à vif, n'a volontairement prévu aucune cérémonie publique. Pas de liste de noms égrenée dans le froid, pas de cornemuses, comme c'est le cas par exemple tous les ans à New York pour les victimes des attentats du 11-Septembre. Pas de discours.

La presse n'est pas la bienvenue

Et la première élue de la ville, Pat Llodra, a demandé à la presse de rester chez elle, afin de permettre aux familles d'être "seules et tranquilles, avec du temps pour réfléchir personnellement et avec leur communauté".

Vendredi, des panneaux hostiles, un peu partout dans la ville, relayaient clairement le message: "Pas de médias", "Pas de presse", "Interdit de stationner".

Newtown, ville tranquille de carte postale avant le drame, a depuis un an été saturée de médias. Et les trois dernières semaines ont été particulièrement douloureuses.

D. N. avec AFP