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Liens avec la Russie: Trump dénonce une "chasse aux sorcières"

Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 18 mai 2017

Donald Trump lors d'une conférence de presse à la Maison Blanche, le 18 mai 2017 - Brendan Smialowski / AFP

Le président américain a nié jeudi avoir jamais demandé à l'ancien directeur du FBI James Comey de mettre un terme à l'enquête de la police fédérale sur son ancien conseiller Michael Flynn.

Les accusations sur les liens entretenus entre Donald Trump et son équipe, avec la Russie, se succèdent et placent le président américain dans une posture délicate. Le locataire de la Maison Blanche poursuit toutefois sur sa ligne de défense: il nie en bloc avoir tenté d'entraver l'enquête du FBI sur de possibles ingérences russes dans la campagne présidentielle américaine et dénonce même une "chasse aux sorcières".

"Toute cette histoire est une chasse aux sorcières (...). Je pense que cela divise le pays", a-t-il affirmé jeudi lors d'une conférence de presse, dans les salons de la Maison Blanche, avec le président colombien Juan Manuel Santos.

"Il n'y a aucune collusion (...), zéro" avec Moscou, a-t-il martelé, tout en prenant soin de souligner - nuance de taille au moment où l'étau semble se resserrer sur certains de ses proches - qu'il ne pouvait parler que pour lui-même.

"Non, non. Question suivante"

Les révélations se sont enchaînées depuis l'éviction brutale du patron du FBI James Comey par le locataire de la Maison Blanche. Selon le New York Times, Donald Trump aurait fait pression sur ce dernier pour qu'il classe le volet de l'enquête concernant Michael Flynn, son éphémère conseiller à la sécurité nationale soupçonné de jeux troubles avec les Russes.

"Avez-vous, à un moment ou un autre, demandé au directeur du FBI James Comey, d'une manière ou d'une autre, de clore ou ralentir une enquête concernant Michael Flynn et...?", lui a demandé un journaliste jeudi. "Non, non. Question suivante?", a interrompu le président des Etats-Unis, visage fermé.

Un Watergate bis?

Alors qu'un procureur spécial a été nommé par le ministère de la Justice pour enquêter de manière approfondie et indépendante sur l'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016, les appels à la destitution se multiplient au sein de l'opposition.

Si ce scénario reste hypothétique, les révélations successives alimentent les comparaisons avec la montée en puissance de l'affaire du Watergate qui contraignit Richard Nixon à la démission, le 8 août 1974.

Mélanie Rostagnat avec AFP