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Lettre empoisonnée à Obama: le suspect présenté à un juge

Un camion contenant des enveloppes suspectes quitte le centre de tri de Hyattsville, dans le Maryland, mardi dernier.

Un camion contenant des enveloppes suspectes quitte le centre de tri de Hyattsville, dans le Maryland, mardi dernier. - -

L'homme de 45 ans, originaire du Mississipi, est soupçonné de l'envoi de trois lettres contenant de la ricine, l'une adressée à Barack Obama, l'autre à deux hommes politiques de son État.

Un quadragénaire du Mississippi, Etat du Sud des Etats-Unis, a été accusé jeudi d'avoir envoyé par la poste, "volontairement et en connaissance de cause", une lettre empoisonnée au président Barack Obama, a annoncé le ministère de la Justice.

Paul Kevin Curtis, 45 ans, arrêté mercredi à son domicile de Corinth, dans le Mississippi, devait être présenté dans la journée à un juge fédéral de l'Etat pour être formellement inculpé.

Il peut encourir jusqu'à 15 ans de prison

Selon l'acte d'accusation, il est poursuivi pour avoir "volontairement et en connaissance de cause, déposé pour être transporté et distribué par la poste, une lettre (...) contenant une menace qui pourrait prendre la vie ou infliger une blessure corporelle au président des Etats-Unis".

S'il est reconnu coupable, il encourt 15 ans de prison, 3 ans de liberté surveillée et 50.000 dollars d'amende.

Paul Curtis est également soupçonné de l'envoi de deux autres lettres, adressées respectivement à un sénateur et à un juge de l'Etat du Mississipi. Comme celui adressée à Barack Obama, ces courriers contenaient "une substance granuleuse qui a été testée positive à la ricine".

"Persuadé que le gouvernement l'espionnait avec des drones"

Les trois courriers, postés du Tennessee voisin, faisaient tous référence à des "pièces manquantes" et étaient signés de "KC", ce qui a permis aux enquêteurs de retrouver leur auteur. Paul Curtis écrivait en effet un livre intitulé Pièces manquantes sur un prétendu marché noir des organes humains, dont il avait parlé au sénateur à qui une des lettres a été envoyé.

Cet homme, qui avait fait l'objet de plusieurs enquêtes de la police locale depuis 2007, avait été décrit par son ex-femme comme "extrêmement délirant, anti-gouvernement, persuadé que le gouvernement l'espionnait avec des drones", selon l'acte d'accusation.


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