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Après un mois chaotique à la Maison Blanche, Trump se rassure en Floride

Donald Trump a participé à un grand rassemblement, samedi en Floride, devant des milliers de supporteurs. Le président des Etats-Unis se prépare déjà à sa réélection, après seulement 30 jours chaotiques passés à la Maison Blanche.

Tout était millimétré. Donald Trump, le président des Etats-Unis, s'est rendu ce samedi en Floride pour aller à la rencontre de ses partisans. Sur la tribune installée à l'aéroport de Melbourne, il a vanté une présidence "sans accroc" 30 jours après son entrée à la Maison Blanche.

"La Maison Blanche fonctionne tellement sans accroc, sans heurt. Croyez-moi, j'ai hérité d'un grand bazar", a lancé le successeur de Barack Obama.

Donald Trump, accompagné de son épouse, est arrivé à bord de Air Force One, l'avion présidentiel. Descente de l'avion, suivie d'un bain de foule, après avoir rejoint la tribune, Melania Trump a présenté son mari aux milliers de partisans réunis. Donald Trump, sans cravate, a même fait monter pendant son discours un de ses fidèles qu'il venait d'entendre à la télévision disant du bien de lui.

Campagne pour 2020

Ce meeting avait déjà des airs de campagne pour sa réélection. Le rendez-vous était en effet organisé et financé par le comité de soutien à la candidature de Donald Trump pour 2020. Le nouveau président des Etats-Unis avait également pour ambition de défendre son bilan un mois après son installation dans le bureau ovale. "Il s'agit d'une double stratégie, analyse François Durpaire.

"Assurer le service après-vente des 30 premiers jours, c’est la stratégie des bouc-émissaires, Barack Obama, les médias... Et préparer les 30 jours d’après", développe le spécialiste des Etats-Unis de BFMTV.

Depuis un mois, Donald Trump connaît une série de revers dans sa politique. Après la suspension par la justice de son décret interdisant l'accès au territoire américain aux ressortissants de sept pays, le président va devoir réécrire son texte. Il a également subi la démission de son candidat au ministère du Travail et celle de Michael Flynn, son conseiller à la sécurité intérieure en raison de ses relations étroites avec la Russie et Vladimir Poutine.

Nouvelles attaques à l'encontre des médias

Après cette série de déboires, Donald Trump fait face aux contraintes de la réalité alors qu'il assurait lors de sa campagne qu'il gouvernerait le pays comme il dirigeait ses entreprises. "Il se rend compte qu’être président c’est plus compliqué que d’être candidat", estime François Durpaire. Si une majorité d'Américains est toujours en sa défaveur, une large proportion de Républicains le soutiennent.

"Depuis 30 jours, il devait imposer ses règles et il constate que ce sont les institutions du pays qui s’imposent à lui (...). Pour l'instant les 30 premiers jours c'est le chaos", poursuit l'historien qui imagine "un impeachment quotidien" si le Congrès s'oppose à ses réformes.

Ce discours était toutefois l'occasion de Donald Trump de contourner les médias qu'il attaque régulièrement, qu'il accuse de "mensonges" ou de "fausses informations" ou qu'il qualifie de "malhonnêtes". "Nous sommes un peuple libre et indépendant, nous ferons nos propres choix. Nous sommes ici aujourd'hui pour dire la vérité, toute la vérité, rien que la vérité", a lancé le tribun, qui a martelé son slogan de campagne "Rendre sa grandeur à l'Amérique" et qui a encore promis de sécuriser les frontières des Etats-Unis, notamment grâce à la construction d'un mur avec le Mexique et en luttant contre "le terrorisme islamique radical".
J.C.