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Affaire Snowden: le ton montre entre l'Equateur et les Etats-Unis

Edward Snowden, ancien consultant informatique de l'Agence nationale de surveillance américaine (NSA).

Edward Snowden, ancien consultant informatique de l'Agence nationale de surveillance américaine (NSA). - -

Alors qu'Edward Snowden, l'ex-consultant de la NSA recherché par Washington, reste introuvable, le ton monte entre l'Equateur et les Etats-Unis.

Les protagonistes de l'affaire Snowden commencent à perdre patience. Le cas de l'ancien consultant informatique de l'Agence nationale de surveillance américaine (NSA), auteur de révélations fracassantes sur la surveillance des communications aux Etats-Unis et à l'étranger, tend les relations entre Washington, d'une part, Moscou, Pékin et Quito d'autre part. Le point sur la situation.

> Où est Edward Snowden?

Censé devoir rejoindre Cuba pour ensuite se rendre en Equateur, pays auquel il a demandé l'asile politique, Edward Snowden semblait toutefois jeudi devoir s'installer pour plus longtemps que prévu dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo de Moscou, où il est du reste demeuré invisible depuis son arrivée.

Snowden, dont le passeport a été annulé par les Etats-Unis, "n'a pas de papiers valables. Pour cette raison, il ne peut aller ni à Cuba, ni où que ce soit", a affirmé jeudi une source proche du dossier, citée par l'agence publique russe Ria-Novosti.

> Pourquoi le ton monte-t-il entre l'Equateur et les Etats-Unis?

Le gouvernement équatorien a réfuté jeudi avoir délivré un sauf-conduit à l'informaticien américain.

Mais le pays a annoncé jeudi renoncer à son accord douanier avec les Etats-Unis qui lui valait des tarifs préférentiels, dénonçant cet accord comme un "instrument de chantage" au moment où Quito étudie la demande d'asile de l'informaticien Edward Snowden, recherché pour espionnage par Washington.

"L'Equateur ne marchande pas avec les principes, il ne les soumet pas à des intérêts mercantiles, aussi importants qu'ils soient", selon ce message lu par le ministre de la Communication Fernando Alvarado.

> Quel rôle jouent la Russie et la Chine?

Barack Obama s'est efforcé jeudi de calmer les tensions autour du sort d'Edward Snowden, indiquant ne pas avoir appelé ses homologues russe et chinois sur cette affaire, il a souligné qu'il n'avait pas l'intention de "manigancer et marchander" avec la Russie et la Chine.

"Je ne vais pas envoyer des avions pour attraper un pirate informatique de 29 ans", a-t-il par ailleurs déclaré en marge d'une visite à Dakar. Les Etats-Unis n'ont pourtant cessé de réclamer l'arrestation et l'expulsion d'Edward Snowden depuis son arrivée dimanche à Moscou en provenance de Hong Kong -selon la version officielle russe- et menacé la Russie et la Chine de répercussions dans leurs relations avec Washington.

De son côté, Moscou indique n'avoir "reçu aucune demande officielle (d'extradition, ndlr) des Etats-Unis. Il y a eu des contacts à un niveau non-officiel, par les canaux diplomatiques, pour demander d'arrêter et d'expulser" le jeune Américain". Mais "compte-tenu du fait que les relations bilatérales ne sont pas au beau fixe", Moscou a refusé d'y répondre.

Edward Snowden "a le droit de partir où il veut, dans n'importe quelle direction (...). Nous n'avons rien à lui reprocher du point de vue juridique", a déclaré mercredi le chef de la diplomatie Sergueï Lavrov.


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M.R. avec AFP