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Attaque de Strasbourg: Donald Trump se dit conforté dans l'idée d'un mur frontalier

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018 -

Donald Trump lors du sommet du G7 au canada le 8 juin 2018 - - Nicholas Kamm-AFP

Mercredi, en réaction à l'attaque de Strasbourg, Donald Trump a affirmé être conforté dans l'idée de construire un mur frontalier.

Quel lien entre la fusillade qui a fait deux morts en France et la frontière entre le Mexique et les Etats-Unis ? Pour Donald Trump, il est évident: il faut verrouiller les frontières.

"Encore une terrible attaque terroriste en France. Nous allons encore plus renforcer nos frontières", a lancé mercredi matin le président américain dans un tweet.
"Chuck et Nancy doivent nous donner les votes pour que nous ayons davantage de Sécurité à la Frontière!", a-t-il poursuivi, en allusion à Chuck Schumer, chef des démocrates au Sénat américain, et Nancy Pelosi, qui devrait prendre en janvier la tête de la Chambre des représentants.

Echanges très vifs sur le mur

Le président avait reçu "Chuck et Nancy" la veille dans le Bureau ovale, ce qui avait donné lieu à des échanges très vifs sur le mur à la frontière du Mexique promis par Donald Trump en campagne, les démocrates refusant de donner les voix nécessaires au Congrès pour le financer.

"Les démocrates et le président Obama ont donné 150 milliards de dollars à l'Iran et n'ont rien eu en échange, mais ils ne peuvent pas donner cinq milliards de dollars pour la Sécurité Nationale et un Mur?", a-t-il encore tempêté.

Né à Strasbourg

L'auteur de la fusillade de Strasbourg, un homme âgé de 29 ans et fiché pour radicalisation islamiste, est toujours en fuite. Il est activement recherché par les forces de l'ordre. Connu des services de police pour des faits de droits commun, il est né à Strasbourg.

Des témoins de l'attaque, qui a fait mardi soir deux morts et un blessé en état de mort cérébrale, en plus d'une douzaine d'autres blessés, ont entendu l'assaillant crier "Allah Akbar", a indiqué mercredi le procureur de Paris, Rémy Heitz, ajoutant que "quatre proches" du suspect, Chérif C., étaient en garde à vue.

B.L. avec AFP