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Mexique: septième meurtre d'un journaliste depuis le début de l'année

Une scène de meurtre au Mexique

Une scène de meurtre au Mexique - Rodrigo ARANGUA / AFP

Un septième journaliste tué au Mexique depuis le début de l'année à été découvert mardi dans le coffre d'une voiture abandonnée dans l'Etat de Morelos, d'après les autorités.

Un journaliste a été découvert mort mardi dans le coffre d'une voiture abandonnée dans l'Etat de Morelos, le septième journaliste tué depuis le début de l'année au Mexique, annoncent des autorités.

Le corps de Rogelio Barragan, directeur du portail internet d'informations Guerrero Al Instante, a été découvert avec "des blessures au visage et une blessure dans la zone du cerveau", a annoncé le bureau du procureur de l'Etat de Morelos sans fournir d'autres précisions.

Le journaliste avait plus de dix ans d'expérience, a souligné l'organisation de défense de la liberté de la presse Reporters Sans Frontières (RSF). 

"Nous continuerons à enquêter davantage pour nous assurer que son assassinat est lié à son travail", a déclaré Balbina Flores, la directrice de RSF au Mexique.

Une centaine de journalistes tués depuis 2000 au Mexique

Le Mexique fait partie des pays les plus dangereux pour la presse, avec plus de 100 journalistes tués depuis 2000 sur fond de violences liées au trafic de drogue et à la corruption politique. La plupart de ces crimes restent impunis.

En 2018, dix journalistes avaient été assassinés dans différentes régions du pays. Pour 2019, selon le décompte de RSF, le Mexique est le pays le plus meurtrier pour les journalistes depuis le début de l'année. 

En juin, la journaliste Norma Sarabia avait été abattue près de son domicile à Huimanguillo dans l'Etat de Tabasco (sud-est) par deux individus armés circulant à moto qui ont réussi à prendre la fuite. Elle avait été correspondante du journal Tabasco Hoy pendant 15 ans et travaillait depuis quelque temps pour d'autres médias locaux.

En mai, Francisco Romero Diaz avait été assassiné sur la côte caraïbe mexicaine, à Playa del Carmen. Il bénéficiait du système de protection des journalistes et travaillait pour des médias locaux.

Alexandra Jaegy avec AFP