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Le président cubain se dit favorable au mariage homosexuel

En septembre, le président cubain Miguel Diaz-Canel avait déclaré qu'il était favorable au mariage entre personnes de même sexe.

En septembre, le président cubain Miguel Diaz-Canel avait déclaré qu'il était favorable au mariage entre personnes de même sexe. - YAMIL LAGE / AFP

Lors d'un entretien dimanche, Miguel Diaz-Canel s'est déclaré favorable au mariage homosexuel.

Le président cubain, Miguel Diaz-Canel, s'est déclaré dimanche favorable à l'inscription dans la nouvelle Constitution, actuellement en débat, du mariage entre personnes du même sexe.

"Je suis d'accord, moi je pense que le fait de reconnaître le mariage entre les personnes, sans limitations, répond au problème d'éliminer tout type de discrimination dans la société", a affirmé le dirigeant dans un entretien à la chaîne de télévision latino-américaine Telesur, diffusée dimanche soir.

Nouvelle Constitution 

Les Cubains ont commencé mi-août à débattre d'un projet de nouvelle Constitution, qui reconnaît notamment la propriété privée et ouvre la voie à une légalisation du mariage entre personnes du même sexe, une des principales revendications de la communauté LGBT de l'île.

La possible approbation du mariage homosexuel est fortement combattue par l'Eglise catholique locale.

"Je ne peux pas porter préjudice au débat populaire" sur cette question, a assuré le président cubain avant faire connaître, pour la première fois, son opinion personnelle sur ce sujet.

La députée Mariela Castro, fille de l'ex-président Raul Castro et directrice du Centre national d'éducation sexuelle (Cenesex), milite depuis des années en faveur des droits des femmes et de la communauté LGBT.

Exclusion des minorités sexuelles 

Dans la foulée de la révolution castriste en 1959, les minorités sexuelles étaient stigmatisées et les homosexuels harcelés, voire envoyés en camps de "rééducation". S'appliquait alors une politique de marginalisation vouée à les exclure de tout emploi public.

En 2010, Fidel Castro avait reconnu les "injustices" faites aux homosexuels qui provoquèrent l'exil forcé de nombreux intellectuels et artistes dans les années 1960, 1970 et 1980.

B.L. avec AFP