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Cuba veut une "relation civilisée" avec les Etats-Unis

Miguel Diaz-Canel

Miguel Diaz-Canel - HO / AFP / CUBAN TELEVISION

Dimanche, Miguel Diaz-Canel a déclaré souhaiter une relation "civilisée" entre Cuba et les Etats-Unis.

Le gouvernement cubain veut une relation "civilisée" avec les Etats-Unis, malgré l'embargo imposé depuis 1962, a déclaré dimanche le président cubain Miguel Diaz-Canel.

Parlant à des journalistes cubains à son arrivée à New York, Miguel Diaz-Canel a indiqué qu'il dénoncerait, dans son discours devant l'assemblée générale des Nations unies, l'embargo commercial, économique, et financier imposé par Washington "qui a échoué et continuera d'échouer".

La Havane souhaite avec les Etats-Unis "une relation civilisée malgré des différences idéologiques", a-t-il ajouté. Mais le gouvernement du président Donald Trump, qui a imposé un sérieux coup de frein au rapprochement engagé fin 2014, est "une administration avec laquelle il est difficile de former une relation entre égaux".

Vote à l'assemblée générale de l'ONU

Son discours prévu le 26 septembre --58 ans après le premier discours de Fidel Castro à la même tribune-- sera la première intervention devant la communauté internationale du président cubain qui a succédé le 19 avril aux frères Fidel et Raul Castro.

L'assemblée générale de l'ONU votera dans un mois sur une résolution, non contraignante, appelant à mettre fin à l'embargo comme chaque année depuis 1991.

Washington avait à nouveau voté contre l'an dernier, après s'être abstenu en 2016 pour la première fois en un quart de siècle suite au rapprochement historique lancé en 2014 par l'ex-président démocrate Barack Obama avec La Havane et au rétablissement des relations diplomatiques en 2015.

L'affaire des "attaques acoustiques"

Après l'arrivée de Donald Trump au pouvoir, les relations se sont tendues suite à la révélation de mystérieuses "attaques acoustiques" contre des diplomates américains à La Havane. Elles auraient affecté 26 diplomates américains depuis fin 2016, selon Washington qui a réduit de moitié sa présence diplomatique à Cuba et expulsé quinze diplomates cubains.

Cuba a rejeté toute implication dans ces incidents, accusant Washington de "fabriquer un incident".

B.L. avec AFP