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Retour des ex-otages: revivez la journée du 30 octobre

François Hollande et les quatre anciens otages.

François Hollande et les quatre anciens otages. - -

Les quatre ex-otages français d'Arlit, libérés mardi, sont arrivés en France peu avant midi, ce mercredi matin. Leur avion avait décollé tôt dans la matinée du Niger, direction Villacoublay, près de Paris.

Après plus de 1.000 jours de captivité dans le désert, Thierry Dol, Daniel Larribe, Pierre Legrand et Marc Féret ont atterri à 11h45 ce mercredi matin, à l'aéroport de Villacoublay, dans les Yvelines. Les quatre ex-otages français ont été accueillis à leur descente d'avion par le président François Hollande et les ministres Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian.

>> Ce direct est désormais fermé, merci de l'avoir suivi. Retrouvez l'essentiel des informations sur cette journée de retour des quatre ex-otages dans notre synthèse.

18h20 - Les quatre ex-otages ont quitté l'hôpital du Val-de-Grâce, où ils ont passé des examens médicaux tout l'après-midi.
15h40 - Interrogé sur les conditions précises de la libération des otages pendant la séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée, Jean-Marc Ayrault a tout d'abord évoqué "une grande joie" et "un immense soulagement pour la communauté nationale". "Je voudrais saluer le travail discret, courageux, dangereux, de tous ceux qui ont été au contact pour essayer de tout faire pour la liberté de nos otages. Le rôle du Niger pour libérer nos compatriotes a été remarquable et je voudrais, ici devant la représentation nationale, exprimer au président Issoufou la reconnaissance de la France", a déclaré le Premier ministre, avant de rappeler que sept Français restent détenus à travers le monde. "Pour ces personnes encore détenues, notre engagement est total", a-t-il insisté. 15h25 -Une information judiciaire a été ouverte mardi par le parquet de Paris pour enlèvement et séquestration en bande organisée en relation avec une entreprise terroriste et mise en danger de la vie d'autrui. 15h20 - L'Assemblée nationale salue la libération des otages. Le président de l'Assemblée, Claude Bartolone, a ouvert la séance des questions au gouvernement en saluant la libération des otages d'Arlit. C'est avec un "immense soulagement" que cette nouvelle a été accueillie, a-t-il dit, sous les applaudissements des députés. "En votre nom à tous, j'associe l'Assemblée nationale à leur joie, à celle de leurs familles et de tous ceux qui les ont soutenus"".

14h38 - Invitée à réagir, sur BFMTV, sur l'éventuelle rançon versée aux ravisseurs pour obtenir la libération des otages, l'ancienne ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, a rappelé que non-versement de rançon est une "tradition de la République". "Ce n'est pas nouveau, ça a toujours été le principe. Pour deux raisons très simples: si l'on s'adresse à des groupes mafieux, et qu'on les paye, ça en encourage d'autres. Si ce sont des politiques, vous leur donnez de l'argent qui va leur servir à s'armer et donc à vous attaquer encore plus".
14h25 - "Il a l'air en bonne forme", a estimé Claude Larribe au micro de BFMTV, au sujet de son frère Daniel, revenu en France ce mercredi après trois ans de captivité. "J'ai le souvenir de la vidéo d'il y a deux ou trois mois où il n'était pas à son avantage, sale, pas rasé. Là je l'ai trouvé un petit peu mieux. Très amaigri mais bien. J'ai retrouvé un peu son sourire. Il a l'air en bonne forme mais il faut voir son état psychologique".

14h15 - Comment se remet-on de trois ans de captivité? Les quatre otages libérés ont l'air en bonne santé physique. Qu'en est-il sur le plan psychologique? Trois ans de captivité ne se passent pas sans séquelles. BFMTV fait le point avec un psychologue.

13h45 - L'étape cruciale du debriefing de la DGSE. Les quatre anciens otages vont être soumis à une séance intense de débriefing de la part de la DGSE. Comment se passent ces séances? Qu’apportent-elles au renseignement français? BFMTV.com fait le point.

13h10 - "La France ne verse pas de rançon", a affirmé, mercredi, l'entourage de François Hollande, interrogé sur les informations faisant état du versement de 20 à 25 millions d'euros en échange de la libération des quatre otages. "La France ne verse pas de rançon. C'est ce qui est rappelé à chaque fois. C'est ce qui a été rappelé par Jean-Yves Le Drian, il a été très clair. Pas besoin de revenir sur le sujet", a ajouté la même source.
12h48 - S'exprimant face aux médias quelques instants après le retour des ex-otages, les proches ont laissé éclater leur soulagement et leur joie. Françoise Larribe, l'épouse de Daniel Larribe a notamment décrit "quelque chose d'inimaginable". "Daniel a eu l'espérance d'un retour, mes filles et moi-même, nous avions aussi cette espérance-là. [...] On a l'impression, très curieusement, qu'il reprend une conversation qu'on avait laissée il y a quelques jours", a-t-elle expliqué, après leurs retrouvailles dans un salon de l'aéroport de Villacoublay.

12h45 - La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a réagi, à la mi-journée aux informations selon lesquelles une rançon de plus de 20 millions d'euros a été versée aux ravisseurs en l'échange de la libération des quatres Français. "Nous n'avons pas changé de politique" de non-paiement de rançons, a-t-elle indiqué. "Notre politique est constante en la matière".
12h37 - Les quatre ex-otages français n'ont pas souhaité s'exprimer devant les caméras.

François Hollande, entouré des quatre ex-otages, s'exprime face à la presse.
François Hollande, entouré des quatre ex-otages, s'exprime face à la presse. © -

12h33 - "C'est une immense joie", déclare d'emblée le président de la République. "Je veux saluer leur courage. Trois ans d'attente, de souffrance. Ils sont non seulement des hommes qui ont vécu ces moments mais ce sont aussi de grands citoyens français qui ont fait honneur à la France dans leur captivité", a-t-il poursuivi. "Je veux exprimer la gratitude de la France à l'égard du président du Niger. Nous avons obtenu par le Niger ces libérations", a déclaré François Hollande, avant de rappeler que sept otages français restent détenus dans le monde.

12h32 - Les anciens otages et François Hollande reviennent sur le tarmac de Villacoublay pour prendre la parole face à la presse.

Les quatre ex-otages sur le tarmac de Villacoublay avec François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian.
Les quatre ex-otages sur le tarmac de Villacoublay avec François Hollande, Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian. © -

12h31 - "Je le trouve plutôt en bonne forme physiquement", a indiqué la tante de Pierre Legrand, Brigitte Laur, au micro de BFMTV, après avoir vu son neveu de 28 ans descendre de l'avion.

12h15 - Les familles et les anciens otages se sont isolés dans un salon d'honneur de l'aéroport, pour poursuivre leurs retrouvailles loin des caméras. Selon notre envoyé spécial sur place, Adrien Gindre, les anciens otages sont libres de revenir sur le tarmac afin de s'exprimer face à la presse. Mais d'après l'entourage de François Hollande, une prise de parole du chef de l'Etat n'est pas souhaitée, afin d'éviter toute accusation de récupération politique.
12h00 - Les familles quittent lentement le tarmac avec François Hollande. Elles se dirigent vers un salon afin de se retrouver en privé.

11h58 - Daniel Larribe et sa famille discutent avec Laurent Fabius au pied de l'avion, en riant et en souriant.

Thierry Dol, entouré de ses proches, échange quelques mots avec François Hollande, à sa descente d'avion.
Thierry Dol, entouré de ses proches, échange quelques mots avec François Hollande, à sa descente d'avion. © -
Daniel Larribe retrouve son épouse et ses filles, mercredi 30 octobre, à Villacoublay.
Daniel Larribe retrouve son épouse et ses filles, mercredi 30 octobre, à Villacoublay. © -

11h52 - Les portes de l'avion s'ouvrent, les anciens otages en descendent, précédés de Laurent Fabius et Jean-Yves Le Drian. Thierry Dol, lunettes de soleil sur le nez, retrouve les siens, avant de discuter brièvement avec François Hollande. De son côté, après une accolade à son épouse et ses enfants, en larmes (photo ci-dessus), Daniel Larribe échange, lui-aussi, quelques mots avec François Hollande.

11h48 - Les familles des anciens otages, accompagnées de François Hollande, sont sorties du pavillon d'honneur, où elles se trouvaient depuis une heure, afin de s'avancer sur le tarmac de l'aéroport pour aller à la rencontre des quatre Français libérés.

11h45 - L'avion de la République française transportant les quatre ex-otages s'est posé à Villacoublay.

11h31 - Les ex-otages d'Arlit se rendront à l'hôpital parisien du Val-de-Grâce après leur arrivée à Villacoublay.

11h30 - Les familles des ex-otages sont actuellement reçues par Valérie Trierweiler, la compagne de François Hollande.
11h18 - Une information qui semble se préciser puisqu'une source proche des négociateurs nigériens a aussi indiqué à l'AFP qu'au moins 20 millions d'euros ont été versés pour libérer les quatre otages. Ce sont "entre 20 et 25 millions d'euros qui ont été payés pour obtenir la libération des otages français", a ainsi déclaré cette source, précisant que cette somme avait servi à payer les ravisseurs ainsi que les intermédiaires qui, sur le terrain, ont joué un rôle important pour obtenir ces libérations. 10h39 - Selon Le Monde, une rançon a bien été versée pour la libération des otages. "Contrairement à ce qu'affirment les autorités françaises, une rançon a bien été versée pour obtenir la libération des quatre otages français retenus depuis septembre 2010 au Niger. Selon une source française, une 'contrepartie' de 'plus d’une vingtaine de millions d’euros' a été versée. Selon nos informations, l’argent a été prélevé sur les fonds secrets alloués aux services de renseignement", lit-on sur lemonde.fr. 10h28 - A l'issue du Conseil des ministres, François Hollande devrait quitter l'Elysée à 11h10 pour se rendre à Villacoublay, où il accueillera les quatre ex-otages sur le tarmac de l'aéroport, à leur descente d'avion.

10h19 - Le convoi des familles des ex-otages est arrivé à la base aérienne de Villacoublay, en provenance du ministère des Affaires étrangères.

9h55 - La libération des quatre otages français d'Arlit, enlevés en 2010, a été suivie d'une très vive émotion au sein de leurs familles. Pour elles, c’est la fin d'une longue attente, une angoisse quotidienne pendant plus de trois ans. Dès mardi, certains ex-otages ont pu joindre leurs proches par téléphone. Les caméras de BFMTV ont pu capter ce moment très particulier et très fort. Retour sur l'annonce de cette bonne nouvelle avec les proches de Pierre Legrand et de Marc Féret.

9h07 - Jean-Charles Brisard, spécialiste du terrorisme, témoigne sur BFMTV: "On a recouru à de nombreux intermédiaires pour aboutir au dénouement d'hier".
Rançon ou pas? "Dans toute négociation en vue de la libération d'otages, il y a une contrepartie. Contrepartie politique, libération de prisonniers, et surtout bien sûr contrepartie financière. Il faut rémunérer les intermédiaires, les négociateurs qui ont engagé des frais, parfois leur vie, pour aller au contact des ravisseurs. Ca peut atteindre des montants très importants, ça oscille entre 20 et 50% du montant total d'une rançon".

8h36 - Invité de Bourdin Direct sur BFMTV, François Rebsamen, président du groupe PS au Sénat et proche de François Hollande, se réjouit de la libération des otages et évoque "d'abord [sa] joie. C'était les otages les plus anciens, prisonniers depuis plus de 3 ans. Il faut saluer la diplomatie française, l'action du président de la République qui ne lâche rien".
8h25 - La colère de Pascal Lupart sur BFMTV. A la nouvelle de la libération des otages, le président du comité de soutien à Serge Lazarevic (enlevé en novembre 2011 au Mali par Al-Qaïda au Maghreb islamique), évoque "un grand coup de poing dans le visage, un sentiment très mitgé: d'abord un grand soulagement pour les familles, (...) mais l’effroi qui nous touche aujourd’hui sur le devenir des autres otages (...)". 8h03 - François Hollande est déterminé à conduire "toutes les actions nécessaires pour libérer tous les otages", assure Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, sur RTL, alors que sept Français sont encore retenus en otages dans le monde. "Pour chaque cas l'initiative est différente. C'est très compliqué, chaque cas est particulier". 7h50 - Invitée mercredi matin sur BFMTV, la journaliste Florence Aubenas, retenue en otage pendant plus de cinq mois après avoir été enlevée en 2005 en Irak, décrit ce moment inoubliable de la liberté retrouvée: "Je m’en souviens comme d’un moment de bonheur pur. Tout à coup on retrouve la liberté au sens plein du terme. Il y a un tel appétit de tout, y compris des choses les plus bêtes, comme de prendre un café. Vous avez hâte de tout, envie de tout". Faut-il croire qu'aucune rançon n'a été versée? "Qui dit négociation dit échange… qu’est-ce que vous donnez?", répond Florence Aubenas, sous-entendant qu'il existe nécessairement une contrepartie à la libération des otages.

6h58 - L'avion ramenant en France les quatre ex-otages a décollé de Niamey, au Niger.

6h48 - "Fatiguée" mais "très heureuse", Pascale Robert, la mère de Pierre Legrand juste avant son train pour Paris mercredi matin à la gare de Nantes.

6h45 - Témoignage de Claude Larribe, mercredi matin à Saint-Céré, dans le Lot: le frère de Daniel Larribe confie vivre "un moment extraordinaire".

Alexandre Le Mer et Adrienne Sigel