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Mali : les temps forts de la sixième journée du conflit

Des troupes français sécurisent un pont près de de la ville de Markala, à 400 km au nord de Bamako.

Des troupes français sécurisent un pont près de de la ville de Markala, à 400 km au nord de Bamako. - -

L'opération Serval en est à sa sixième journée d'opérations au Mali. La guerre a pris un nouveau tournant avec le début des combats au sol. BFMTV.com fait le bilan des principales informations de la journée.

L’intervention française au Mali, baptisée "Opération Serval", a débuté vendredi dernier, avec pour objectif de contrer l’offensive des islamistes menaçant l'intégrité du territoire malien. Le contingent français sur place comprend environ 800 soldats.

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La journée de mercredi a été marquée par les premiers combats au sol des forces françaises. En début d'après-midi, plusieurs sources ont fait état de combats au corps à corps entre soldats francais et islamistes, aux alentours de Diabali, à l'ouest du pays. Des informations démenties par le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian à BFMTV.

Selon Pierre Servent, expert en stratégie militaire invité de BFMTV, le corps à corps n'existe plus dans les guerres modernes. "Les troupes françaises sont au contact", analyse t-il. "Mais le contact aujourd’hui, ce n’est pas la baïonnette, ce sont des tirs à la mitrailleuse lourde et au lance-roquettes."

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Un vote au Parlement en cas de prolongation du conflit

C’est une obligation constitutionnelle et François Hollande s’y conformera. Le chef de l’Etat a annoncé qu’un vote du Parlement interviendrait si l'opération militaire de la France au Mali "devait se prolonger au-delà de quatre mois", comme le prévoit l’article 35 de la Constitution.

Le Tchad annonce un contingent à venir

Alors que plusieurs personnalités s’interrogent sur le peu de soutiens réels que compte la France, le président tchadien Idriss Déby a annoncé envoyer au Mali un contingent de soldats "pour soutenir les efforts de la communauté internationale", sans préciser le nombre de militaires.

"Nous avons pris la décision de déployer sur le sol malien un contingent de l'armée nationale tchadienne pour soutenir les efforts de la communauté internationale en vue de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de la République du Mali", a indiqué le président Déby.

Merkel : "le terrorisme au Mali était une menace pour l'Europe"

"L'Allemagne considère que la situation dans la région fait partie de sa propre situation sécuritaire, car bien entendu le terrorisme au Mali (...) n'est pas seulement une menace pour l'Afrique, mais aussi pour l'Europe", a déclaré Angela Merkel lors d'une conférence de presse à Berlin avec le président ivoirien Alassane Ouattara.

Alassane Ouattara, qui est le président en exercice de la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'ouest (Cédéao), a appelé "tous les Européens" à soutenir l'opération de la France.

Ayrault : "la France se devait d'intervenir"

Devant l'Assemblée nationale, le Premier ministre a justifié l'entrée en guerre de la France et le bien-fondé de son intervention. "L'assaut des groupes terroristes a provoqué une atteinte inacceptable à la souveraineté du territoire malien", a-t-il déclaré. "C'était toute une région dont la stabilité était mise en danger".

Emmanuel Bringuier avec AFP