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Hollande: "L'opération Serval a été pleinement réussie"

François Hollande et son homologue malien IBK.

François Hollande et son homologue malien IBK. - -

Lors d'une conférence de presse donnée aux côtés du nouveau président malien, Ibrahim Boubacar Keita, ce jeudi soir, à Bamako, François Hollande a salué la réussite de l'opération Serval "sur le plan militaire" et "sur le plan politique".

"Je veux féliciter le président IBK pour son élection et la réussite de cette journée". Au cours d'une conférence de presse donnée ce jeudi soir à Bamako, François Hollande a réitéré ses félicitations aux nouveau président malien, fraîchement investi.

"C'est une journée importante pour le Mali puisqu'elle consacre le dénouement d'une crise et le commencement d'une phase de redressement et d'espoir", a ajouté le président français.

"Opération pleinement réussie"

"Important aussi était ce jour qui a témoigné de la solidarité entre les Africains et l'Europe, la France en étant ici l'expression", a poursuivi François Hollande, quelques heures après son discours donné au stade du 26-mars de Bamako.

"L'opération Serval a été pleinement réussie. Sur le plan militaire, puisque très rapidement nous avons pu repousser les terroristes puis ensuite sécuriser l'ensemble du territoire malien, sur le plan politique, puisque nous avons été capable de faire une grande coalition [...] pour permettre l'élection, dans le délai qui avait été prévu, et avec un résultat incontestable, et par l'ampleur de la victoire d'Ibrahim Boubacar Keïta, et par le niveau de la participation", a rappelé François Hollande, avant d'ajouter: "je ne pense pas qu'il existe de situation qui ait pu avoir ce succès en aussi peu de temps, entre le 11 janvier et le 11 août".

"Nous ne sommes indifférents à aucune situation"

"Chaque situation est différente", a souligné le chef de l'Etat, interrogé par un journaliste sur les liens entre la situation au Mali et le dossier syrien. "La France est un pays qui agit au nom du droit international, qui porte des valeurs et qui se détermine souverainement, avec des alliés, des partenaires, ici en Afrique. Sur le cas de la Syrie, j'ai considéré qu'il y avait une violation d'un droit fondamental, l'interdiction des armes chimiques".

"Nous ne sommes indifférents à aucune situation", a ajouté François Hollande. "En Syrie, nous devons maintenant agir dans le cadre des Nations unies, c'est le Conseil de sécurité qui doit fixer des conditions strictes pour que nous soyons sûrs que les armes chimiques disparaissent de Syrie".

A.S.