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Hollande arrivé en Centrafrique veut soutenir les soldats français

Le président français François Hollande salue les parents des deux soldats français morts le 9 Décembre en République centrafricaine, lors d'une cérémonie dans la cour des Invalides à Paris le 16 Décembre 2013.

Le président français François Hollande salue les parents des deux soldats français morts le 9 Décembre en République centrafricaine, lors d'une cérémonie dans la cour des Invalides à Paris le 16 Décembre 2013. - -

Le président François Hollande est arrivé vendredi 28 février à Bangui pour afficher son soutien aux soldats français engagés en Centrafrique.

Le président François Hollande est arrivé vendredi à Bangui pour soutenir les soldats français en Centrafrique, confrontés selon Paris à des "difficultés considérables" pour enrayer les violences interreligieuses attisées par un climat de haine dans leur pays.

Il s'agit de la deuxième visite à Bangui du président français depuis le déclenchement le 5 décembre de l'opération Sangaris, qui n'a pas permis jusque présent de mettre fin aux troubles dans un pays dévasté par une crise humanitaire sans précédent.

Lors de son séjour d'une journée, M. Hollande va également s'entretenir avec la présidente centrafricaine de transition Catherine Samba Panza de l'avenir politique de la Centrafrique, où des élections générales doivent en principe être organisées au plus tard en février 2015.

Faire le point et fixer les prochaines missions

Dès son arrivée, François Hollande s'est rendu à la base de l'opération Sangaris, située dans l'enceinte de l'aéroport de Bangui où il a passé les troupes en revue et fait un point de la situation avec le ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, et le commandant de l'opération Sangaris, le général Francisco Soriano, .

"L'enjeu de cette visite est de faire le point de ce qui a été accompli depuis trois mois et de fixer les prochaines missions" de Sangaris, a-t-il déclaré.

Face à la persistance des violences, la France a dû réviser les objectifs initiaux de son intervention dans son ancienne colonie.

La mission des 1.600 soldats de Sangaris devait à l'origine être brève. Mardi le Parlement français l'a prolongée, le gouvernement reconnaissant que les troupes étaient confrontées à des "difficultés considérables sur le terrain".

Eviter à tout prix la partition du pays

Le président Hollande a par ailleurs assuré aux soldats français de qu'un des objectifs de l'intervention était d'"éviter à tout prix la partition du pays".

Les objectifs de l'intervention de la France dans son ancienne colonie livrée à des violences interreligieuses sont de "rétablir l'autorité de l'Etat, renouer le dialogue et éviter à tout prix la partition du pays", a déclaré le chef de l'Etat français dans une allocution devant les militaires, ajoutant que "d'ores et déjà, des milliers de vies ont été sauvées grâce à vous".

F. B. avec AFP