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L'inquiétude grandit après les violences en Egypte

Des Egyptiens pleurent leurs morts à la mosquée du Caire le 15 août 2013.

Des Egyptiens pleurent leurs morts à la mosquée du Caire le 15 août 2013. - -

En fin de journée, ce jeudi, le ministère de la Santé égyptien reconnaissait 578 morts pendant la dispersion sanglante des pro-Morsi ce mercredi au Caire et dans le reste du pays. Des consultations d'urgence pour trouver une issue à la crise avaient lieu dans la soirée au Conseil de sécurité de l'ONU.

La tension a été vive toute la journée, ce jeudi, en Egypte. Les violences de mercredi déclenchées par la dispersion sanglante par l'armée des sit-in des partisans du président islamiste déchu Mohamed Morsi ont fait au moins 578 morts a annoncé le ministère de la Santé en fin d'après-midi. Des consultations se tiennent dans la nuit au Conseil de sécurité de l'Onu pour tenter de trouver une issue à la crise.

Le ministère a précisé que 228 personnes avaient péri sur la place Rabaa al-Adawiya, principal point de rassemblement occupé depuis plus d'un mois par des milliers de pro-Morsi. 90 autres ont péri dans la dispersion du second sit-in pro-Morsi au Caire. Selon les autorités, 43 policiers ont été tués. Des identifications de corps et enterrements n'ont pas arrêté.

La police autorisée à tirer à balles réelles

Toute au long de la journée, plusieurs pays ont pris position pour s'opposer aux violences. Paris, Londres, Berlin et plusieurs autres gouvernements ont convoqué les ambassadeurs égyptiens. François Hollande a demandé jeudi l'arrêt immédiat des violences en Egypte. Le président américain Barack Obama a condamné avec force les violences en Egypte et annoncé l'annulation de manœuvres militaires mais sans aller jusqu'à suspendre l'aide militaire massive des Etats-Unis.

Loin de chercher l'apaisement, le pouvoir égyptien mis en place par l'armée a annoncé avoir autorisé la police à tirer à balles réelles sur quiconque s'en prendrait à des bâtiments officiels ou aux forces de l'ordre, faisant craindre de nouvelles violences sanglantes.

Cette annonce du ministère de l'Intérieur a été faite après une attaque contre le siège de la province de Guizeh dans la banlieue du Caire et la mort de neuf policiers et militaires, attribuées à des "islamistes" notamment dans la péninsule instable du Sinaï.