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Paris: pour le rapporteur du projet de périphérique à 50 km/h, c'est "une évolution impérative" 

Circulation sur le périphérique parisien (illustration)

Circulation sur le périphérique parisien (illustration) - BFM Paris

L'objectif: lutter plus efficacement contre la pollution aux particules fines et les nuisances sonores engendrées par la périphérique.

Une commission d'élus de la Mairie de Paris déposeront le 21 mai prochain un rapport à Anne Hidalgo dans lequel elle appelle à abaisser la vitesse maximale sur le périphérique parisien à 50km/h. L'objectif: lutter plus efficacement contre la pollution aux particules fines et les nuisances sonores engendrées par la périphérique.

"L'évolution du périphérique est impérative. Peut-on garder aujourd'hui cette espèce de flux de circulation continue, cette source de pollution considérable autour de Paris? La réponse est non", a affirmé sur BFM Paris Eric Azière, rapporteur de la mission sur le périphérique. "On va essayer de comprendre ce qu'il faut faire pour faire évoluer cette voie de circulation vers quelque chose de plus apaisé."

Lutter contre la pollution

"Notre priorité, c'est la lutte contre la pollution", a poursuivi Eric Azière. "Car la pollution, c'est non seulement les émissions de particules fines mais aussi le bruit et les riverains du périphérique subissent toutes ces nuisances. Et en s'attaquant à la pollution, on va vite se poser la question de la vitesse."

Selon le rapporteur de la mission, en réduisant la vitesse, les moteurs tourneront moins vite et feront donc moins de bruit et diffuseront moins de particules.

Réduction à trois voies

Autre élément notable du rapport: le passage à trois voies de circulation, au lieu de quatre ou cinq actuellement sur la plus grande partie du périphérique.

"Actuellement, sur le périphérique, on a des passages à trois voies, des passages à quatre voies et des passages à cinq voies. Il faudrait éviter ces rétrécissements de chaussée. C'est cela qui provoque de gros ralentissements." 

Une autre voie serait par ailleurs dédiée aux transports en commun, au covoiturage et aux "véhicules propres". L'idée de cette voie revient souvent dans le débat et pourrait être mise en place pour les JO de 2024, avait indiqué récemment Emmanuel Grégoire, premier adjoint à la mairie de Paris. 

Cyrielle Cabot