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Incendie à Villeurbanne: une qualité de l'air dégradée mais pas de substances dangereuses

L'incendie s'est déclaré tôt mardi matin.

L'incendie s'est déclaré tôt mardi matin. - BFM Lyon

Un important incendie a détruit une grande partie d'un bâtiment de 10.000 m2 ce mardi à Villeurbanne. Le feu a provoqué un important nuage de fumée noire.

L'impressionnant dégagement de fumée noire était visible à des kilomètres. Un incendie s'est déclaré mardi matin dans un bâtiment abritant plusieurs start-up sur une ancienne friche industrielle à Villeurbanne. Plus d'une centaine de pompiers ont été mobilisés et le feu a finalement été maîtrisé en milieu de journée.

"Pas d'éléments dangereux"

Dans l'agglomération lyonnaise, la vue de cet imposant panache de fumée noire a suscité des inquiétudes sur sa toxicité et les possibles produits chimiques stockés sur les lieux du sinistre, une dizaine de jours après l'incendie de Rouen.

Une partie du bâtiment était ainsi dédiée à la fabrication de batteries de vélos. Néanmoins, la situation est très différente de celle de Rouen, rappelle les autorités. Le site n'était pas une installation Seveso et n'a même jamais été répertorié comme un lieu sensible. Très vite, la préfecture a assuré, dans la matinée sur notre antenne, qu'il n'y avait "pas d'éléments dangereux" pour la santé dans l'air, selon les premières mesures effectuées par les sapeurs-pompiers. 

Une augmentation des poussières

Seul un accroissement temporaire des poussières a été détecté après cet incendie, provoquant une dégradation de la qualité de l'air.

Selon l'organisme Atmo Auvergne-Rhône-Alpes, "une élévation ponctuelle des taux de particules dans l’air a été relevée sur plusieurs sites de l’agglomération lyonnaise, notamment en bordure du périphérique à Lyon et à Vaulx-en-Velin". Mais dès 11h30, ces taux baissaient et retrouvaient "des valeurs plus habituelles". 

"Le seuil d’information et de recommandations pour les particules, fixé à 50 µg/m3 en moyenne journalière, ne devrait pas être dépassé. En effet, le renforcement du vent prévu cet après-midi devrait faciliter la dispersion et la dilution des polluants, et l'incendie", écrit l'organisme qui a mené d'autres mesures ponctuelles qui seront analysées a posteriori en laboratoire.

La dégradation de la qualité de l'air a aussi été relevée par une start-up travaillant dans les locaux qui ont brûlé ce mardi. Dans un tweet, la société spécialisée dans la mesure de la qualité de l'air indique néanmoins ne pas pouvoir juger pour le moment de la toxicité des fumées.

Dans un communiqué diffusé ce jeudi, la préfecture assure que des mesures seront reconduites dans les prochains jours.

Benjamin Rieth