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2016, l'année la plus chaude

Le 22 janvier 2014, le lit asseché du lac Badovc, au Kosovo, qui alimente Pristina en eau.

Le 22 janvier 2014, le lit asseché du lac Badovc, au Kosovo, qui alimente Pristina en eau. - AFP Illustration

2016 serait l'année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques. Un record de température qui survient alors que 190 pays sont réunis au Maroc pour la COP22 et lutter contre le réchauffement climatique.

Alors que 190 pays sont réunis en ce moment à Marrakech pour la COP22, l'Organisation météorologique mondiale (OMM) annonce ce lundi que l'année 2016 devrait battre un nouveau record de chaleur.

Avec une température planétaire moyenne supérieure d'environ 1,2°C au niveau de l'ère industrielle, 2016 devrait être l'année la plus chaude depuis le début des relevés météorologiques. 

"Si cela se confirmait, le 21è siècle compterait 16 des 17 années les plus chaudes constatées depuis le début des relevés" à la fin du 19è siècle, selon l'OMM, qui dépend des Nations unies.

Limiter le réchauffement en deçà de 2°C

Plus de 190 pays sont réunis à Marrakech pour tenter d'avancer dans la mise en oeuvre de l'accord de Paris scellé l'an dernier et qui vise à limiter le réchauffement en deçà de 2°C. Au delà de ce seuil, il sera extrêmement difficile de s'adapter aux impacts des dérèglements climatiques dans de nombreuses zones du monde, selon les climatologues. 

La tendance de fond au réchauffement s'est doublée en 2015/2016 d'un puissant épisode El Nino, souligne l'OMM.

El Nino est une intensification d'un courant équatorial chaud du Pacifique, qui revient tous les 5 ans environ. Il a commencé à se dissiper à la fin du printemps de 2016.

Une banquise grignotée et des gaz à effet de serre

Au delà de la température mondiale, d'autres indicateurs du changement climatique affichent eux aussi des valeurs record, prévient l'institution.

La concentration des principaux gaz à effet de serre dans l'atmosphère atteint des niveaux sans précédent

L'étendue de la banquise arctique a été faible et la fonte des glaces du Groenland "très marquée".

En 2016, l'étendue de la banquise arctique a été la 2e plus faible enregistrée (4,14 millions de km2 en septembre), après celle de 2012.

M.H. avec AFP