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Violences policières: des proches de victimes adressent une lettre à Emmanuel Macron

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(Photo d'illustration) - AFP

Plusieurs familles et proches de victimes présumées de brutalités policières ont adressé ce mardi un courrier au chef de l'Etat pour demander plusieurs mesures contre les violences policières.

Cinq familles et collectifs de proches de victimes présumées de violences policières ont adressé ce mardi un courrier à Emmanuel Macron pour réclamer plusieurs mesures de lutte contre les brutalités policières, rapporte le Parisien. Cette lettre demande au chef de l'Etat "jusqu'où faudra-t-il aller?" avant d'énumérer les noms des personnes qu'ils considèrent être mortes en raison de brutalités policières depuis 2017 et de faire un parallèle avec la mort de George Floyd le 25 mai dernier aux Etats-Unis.

"Nous nous sommes adressés à vos prédécesseurs, aucun n'a réagi. Etes-vous celui qui brisera enfin l'omerta et osera affronter les réalités de l'impunité des violences racistes et policières?", indique la lettre envoyée à Emmanuel Macron dans le cadre d'une campagne nommée "1 million de voix contre les violences racistes et policières".

Ces familles demandent à travers ce courrier que s'est procuré le journal francilien, qu'un ministre de la Justice soit nommé lors du prochain remaniement ministériel, chargé de faire "en priorité toute la lumière sur les plaintes pour violences policières ayant entraîné la mort".

Pour l'interdiction de 3 techniques d'immobilisation

Elles demandent ensuite que soient interdites trois techniques d'immobilisation controversées, telles que le plaquage ventral, le pliage ou encore la clé d'étranglement. Elles demandent également à Emmanuel Macron que soit interdit l'usage du lanceur de balles de défense (LBD), des grenades et que soit créé un organe indépendant d'enquête pour les plaintes traitant de violences commises par une personne dépositaire de l'autorité publique.

Cette lettre, qui s'insrit dans une campagne de mobilisation citoyenne nommée "1 million de voix contre les violences racistes et policières", réunit 16 pétitions et 1.030.903 signatures sur la plateforme Change.org.

Début juin, Christophe Castaner a annoncé que la technique de la clé d'étranglement ne serait plus enseignée à l'école de police. Elle demeure cependant autorisée en attendant que soit définie une méthode alternative. Depuis plusieurs semaines, l'exécutif fait face à une mobilisation en France contre les violences policières, portée par le Comité Adama Traoré, du nom du jeune homme noir mort en juillet 2016 après son arrestation par les gendarmes à Beaumont-sur-Oise (Val-d'Oise).

Jeanne Bulant Journaliste BFMTV