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VIDEO - Le camp de migrants de Grande-Synthe réduit en cendres par un incendie

Le camp de migrants de Grande-Synthe, situé à quelques kilomètres de Dunkerque a été réduit en cendres dans la nuit de lundi à mardi. Une rixe entre Afghans et Kurdes, qui a d'abord fait dans l'après-midi six blessés à l'arme blanche serait à l'origine de l'incendie.

Il ne reste plus que des débris du camp de migrants de Grande-Synthe. Le campement, qui se voulait un abri exemplaire pour les migrants rêvant de passer en Angleterre, n’a pas survécu au violent incendie qui a ravagé l’essentiel de ses 300 chalets dans la nuit de lundi à mardi.

Le préfet du Nord, Michel Lalande a qualifié les restes du camp d'"amas de cendres". Selon lui, "il sera impossible de remettre des cabanons à la place de ceux qui existaient auparavant".

Ouvert en mars 2016, cet ensemble construit par Médecins sans frontières (MSF) et la ville comptait 1.500 migrants, principalement des Kurdes irakiens. Ils étaient hébergés au sec dans des abris en dur et non plus sous des tentes.

Une dizaine de blessés

Ce campement, dit de La Linière, avait été voulu par le maire écologiste de la commune Damien Carême, pour en finir avec le camp voisin du Basroch offrant le visage désolé d'un cloaque. L'endroit, réputé pour être tenu par des passeurs kurdes irakiens, avait été le théâtre de plusieurs incidents sérieux ces derniers mois, nécessitant de faire appel à la police.

Ce lundi, le sinistre, extrêmement violent, s'est déclaré "en fin d'après-midi, vers 18H00", selon Olivier Caremelle, directeur de cabinet du maire (EELV) Selon le Centre opérationnel d'incendie et de secours du Nord, l'incendie a fait une dizaine de blessés au moins. Aucun bilan complet et précis n'est encore disponible.

Une rixe entre migrants à l'origine du sinistre

Les migrants ont été évacués du camp et seront relogés dans des hébergements d'urgence, d'après le préfet. Il précise que la ville de Grande-Synthe avait d'ores et déjà mis à disposition deux gymnases. Peu après minuit, 165 personnes avaient été mises à l'abri, toujours selon la préfecture.

Michel Lalande a par ailleurs indiqué qu'une rixe entre Afghans et Kurdes, qui a d'abord fait dans l'après-midi six blessés à l'arme blanche, est à l'origine de l'incendie.

M.-C.M. avec AFP