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Vente à la sauvette à Barbès: le ras-le-bol des commerçants et des riverains

Plusieurs fois par semaine les vendeurs à la sauvette s’installent massivement dans le quartier de Barbès à Paris, obstruant les trottoirs et les accès au métro. Face à l’exaspération des riverains et commerçants, les maires des arrondissements concernés ont décidé d’écrire au préfet pour réclamer des mesures.

Alignés sur le trottoir, des centaines de vendeurs à la sauvette présentent leur marchandise. Cigarettes, montres, draps ou vêtements sont vendus à même le trottoir au pied du métro Barbès à Paris. Après les marchés du mercredi et du samedi, ces scènes sont devenues récurrentes et durent tout l'après-midi. Régulièrement, les entrées et sorties de la station de métro sont obstruées, au grand dam du propriétaire du cinéma Louxor, directement impacté.

"Ils s'installent notamment devant les sorties de secours du Louxor et donc ça obstrue les sorties de secours. Et de plus, le marché parallèle s'installe devant le Louxor, c'est très contraignant et très dissuasif pour les spectateurs", déplore Emmanuel Papillon, le propriétaire du cinéma. 

Les élus réclament un dispositif "préventif"

Un phénomène qui a pris de l'ampleur ces dernier mois, à tel point qu'Emmanuel Papillon envisage de fermer son cinéma les mercredis et samedis après-midi. Dans le quartier, les riverains sont aussi excédés. Face au mécontentement, les maires du 10e et du 18e arrondissement ont décidé d'interpeller le préfet dans une lettre commune.

"Nous avons demandé au préfet de police de mettre en place un dispositif qui soit efficace et préventif le mercredi et le samedi, en particulier en début d'après-midi autour de cette station de métro Barbès", explique Rémi Feraud, le maire du 10e arrondissement.

La présence en nombre des vendeurs à la sauvette "perturbe aussi la vie du carrefour Barbès", poursuit l'élu qui réclame avec son confrère du 18e qu'un dispositif policier dissuade l'installation des marchants. Ils espèrent ainsi prévenir également les risques d'accidents et permettre aux établissements culturels et commerciaux de fonctionner normalement.

C. B avec Maïmouna Barry et Emmanuelle Lebon