BFMTV

Varg Vikernes : "Je ne suis pas un néonazi, même pas un nationaliste"

Varg Vikernes, samedi 16 mars, à son domicile de Corrèze.

Varg Vikernes, samedi 16 mars, à son domicile de Corrèze. - Crédits photo : nom de l'auteur / SOURCE

DOCUMENT BFMTV - Nos équipes ont rencontré Varg Vikernes, actuellement poursuivi pour le contenu extrémiste de son blog. Mais le 16 juillet 2013, c'est de terrorisme que cet homme d'origine norvégienne qui réside en Corrèze était soupçonné.

"Je ne suis pas un néonazi, ni même un nationaliste, car je pense que les nations sont des constructions modernes et non des entités naturelles". Varg Vikernes, l'un des fondateurs du mouvement musical Black Metal, connu pour ses idées extrémistes et qui a passé 15 ans en prison dans son pays natal en Norvège pour assassinat et destructions d'églises, semble maintenant vivre une vie bien rangée. C'est entouré de sa femme et de ses quatre enfants qu'il a reçu les reporters de BFTMV, à Las Fleytias, en Corrèze.

Un climat paisible, bien différent de celui du 16 juillet dernier quand, à six heures du matin, les forces de l'ordre avaient tiré dans sa serrure avant de pénétrer chez lui. Il faut dire qu'à l'époque, Varg Vikernes est soupçonné de terrorisme. Les enquêteurs soupçonnent même un possible lien entre Vikernes et Anders Berhing Breivik, l'auteur de la tuerie d'Utoya.

Selon eux, Vikernes pourrait préparer un attentat. "Ils nous ont dit que la raison pour laquelle j’avais été arrêté c’est parce que j'étais censé avoir reçu le manifeste de Breivik par email. Les policiers savaient déjà que c’était faux, quand j’ai confirmé que je n’avais rien reçu, c’était fini", commente aurjoud'hui Varg Vikernes. La garde à vue se termine effectivement après plus de 48 heures.

Une audience pour "provocation à la haine raciale", le 3 juin

S'il se défend aujourd'hui de toute proximité avec les mouvements d'extrême droite, Varg Vikernes continue cependant de se réclamer de "l'odalisme", une idéologie qui met en avant l'identité européenne. Reste que les propos tenus sur son blog continuent de lui attirer des ennuis. Le 3 juin, il comparaîtra pour "provocation publique à la haine raciale" et "apologie de crime de guerre".

Aujourd'hui, le couple se dit adepte du "survivalisme". Une philosophie qui se traduit par une vie tendant vers l'autarcie et justifie selon eux la détention d'armes à feu. "C’est un grand mot pour pas grand-chose. Finalement, on fait comme nos grands-parents. On a des poules (...) pour être autonomes par rapport aux êtres humains en général, on n’est pas si particulier, on a peut-être juste un mode de vie obsolète", explique sa compagne.

D. N. avec Ani Basar et Audrey Alos et Sophie Hebrard