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Une ex-députée "regrette" le retrait d'une plainte de Baylet contre elle

Isabelle Attard, le 20 janvier 2016 au Parlement à Paris

Isabelle Attard, le 20 janvier 2016 au Parlement à Paris - ERIC FEFERBERG, AFP/Archives

Ce mercredi, une ex-députée écologiste a dit regretter le retrait de la plainte déposée contre elle pour diffamation par Jean-Michel Baylet car cette initiative écarte la possibilité d'un débat judiciaire. Isabelle Attard avait évoqué une procédure lancée contre l'homme politique, accusé d'avoir violenté l'une de ses collaboratrices en 2002.

Isabelle Attard, ex-députée écologiste du Calvados, a regretté mercredi le retrait par Jean-Michel Baylet d'une plainte pour diffamation qu'il avait déposée contre elle, après qu'elle l'eut accusé d'avoir agressé une de ses anciennes collaboratrices.

"Le 17 janvier, au lendemain de son élection à la tête de l’Union de la Presse en Région (UPREG), Jean-Michel Baylet a retiré la plainte qu’il avait déposée contre moi pour diffamation fin 2016 suite aux propos que j’avais tenus dans l’hémicycle mentionnant la plainte pour agression déposée contre lui par son ancienne collaboratrice", indique Isabelle Attard dans un communiqué.

Une plainte en diffamation "détournée de sa finalité"? 

"Je ne suis donc plus mise en examen dans cette affaire, je le regrette car le débat judiciaire n’aura donc finalement pas lieu", ajoute l'ex-députée, arguant que "dans ce dossier comme dans tant d’autres, la technique de l’autruche a très bien fonctionné. Jean-Michel Baylet est demeuré ministre, et les autres députés sont restés 'taisants'".

"Et comme tant d’autres affaires, la plainte en diffamation (ou en dénonciation calomnieuse selon les cas) a été détournée de sa finalité première, utilisée comme méthode d’intimidation, contre les victimes, les témoins ou celles et ceux qui refusent l’omerta, mobilisant en vain la justice et l’énergie de celles et ceux que l’on veut faire taire".

Une lettre ouverte avait appelé à sa démission 

"Quel dommage vraiment que Jean Michel Baylet n’ait finalement pas souhaité que nous débattions devant un tribunal de ses agissements envers les femmes. Mais il a probablement de bonnes raisons de se dérober une nouvelle fois", assure-t-elle.

En octobre 2016, Jean-Michel Baylet, alors ministre de l'Aménagement du Territoire, avait porté plainte pour diffamation après des accusations de "violences" contre une ancienne collaboratrice, et une lettre ouverte (co-signée par Isabelle Attard) appelant à sa démission.

Jean-Michel Baylet, ancien président du Parti Radical de Gauche, était accusé d'avoir "frappé et humilié sa collaboratrice en 2002", alors qu'il était sénateur.

R.V. avec AFP