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A l'Assemblée nationale, une députée accuse Jean-Michel Baylet d'avoir agressé une collaboratrice

En plein examen de la loi Montagne, la députée Isabelle Attard a pris le micro dans l'hémicycle pour s'en prendre directement à Jean-Michel Baylet, l'accusant d'agression sur l'une de ses anciennes collaboratrices.

Ce mardi après-midi, les députés examinent le projet de "loi Montagne". Sur les bancs du gouvernement pour porter la parole de l'exécutif, le ministre de l'Aménagement du territoire, Jean-Michel Baylet, est présent. Et dans l'hémicycle, un intervention inattendue: la députée écologiste Isabelle Attard a pris la parole pour mettre le ministre face à une affaire d'agression présumée sur l'une de ses anciennes collaboratrices.

Pour l'occasion, l'élue cite une enquête publiée en mars dernier par le site Buzzfeed. Evoquant une déclaration d'une collaboratrice parlementaire de l'ancien sénateur du Tarn-et-Garonne, elle raconte: "Elle était à votre domicile, lorsque vous l'avez 'frappée au visage à plusieurs reprises', monsieur le ministre. Vous avez enfermé votre collaboratrice chez vous, et vous l'avez 'contrainte, sous la menace de nouveaux coups, à rédiger une lettre de démission'". Puis elle poursuit: "Vous avez chassé votre collaboratrice de chez vous, en pleine nuit, 'entièrement dévêtue et pieds nus'".

En guise de réponse, Jean-Michel Baylet prend le micro quelques minutes plus tard pour expliquer que l'affaire avait été classée sans suite. "On peut tout romancer, mais il y a eu une instruction judiciaire dans cette affaire. Elle a été classée sans suite", juge le ministre. "Ce qui prouve que les choses ne se sont pas passées comme vous le racontez, le procureur de la République n'aurait jamais classé sans suite si les choses étaient comme vous le dites", poursuit-il.

Cependant, dans l'enquête publiée par Buzzfeed, le ministre est également accusé d'avoir procédé à "une transaction secrète avec la victime pour éviter toutes suites." En 2006, la plaignante assigne en référé Dominique Baudis pour avoir révélé cette transaction supposée secrète. Le site publie un extrait de l’assignation en référé, où l'avocat de l'ancienne collaboratrice parlementaire explique que "le dommage subi par la requérante à la suite de ces révélations intimes est important: en effet, la transaction à laquelle Dominique Baudis fait allusion a été conclue sous la foi du secret". 

Ivan Valerio