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Un passager du TGV Paris-Nice qui refusait de porter un masque débarqué au Creusot

Le TGV effectuait la liaison Paris-Nice.

Le TGV effectuait la liaison Paris-Nice. - Eric Piermont

Un passager du TGV qui reliait dimanche Paris à Nice a été débarqué en Bourgogne après qu'il a refusé de porter un masque.

Au départ, ce devait être un train direct. Mais finalement, le TGV qui faisait la liaison entre Paris et Nice dimanche après-midi a fait un arrêt exceptionnel à la gare du Creusot-Montceau. En cause: un passager qui refusait de porter son masque comme la règle le stipule.

Le TGV est parti à 16 heures de la gare de Lyon à Paris. Direction Nice, avec un arrêt unique prévu à Marseille. Mais après une peu plus d'une heure de trajet, le train s'arrête en gare du Creusot-Montceau. "Nous avons fait un arrêt exceptionnel", nous explique Mathilde, qui quittait la capitale pour le sud et les vacances. "Nous sommes restés à l'arrêt pendant 10 minutes sans trop comprendre pourquoi."

Et de poursuivre: "Puis il y a eu une annonce du contrôleur expliquant qu'un passager refusait de porter son masque et qu'il a dû être débarqué."

Une amende avant d'être verbalisé

En effet, le passager en question a, dans un premier temps, été contrôlé puis verbalisé par une amende de 135 euros car il refusait de porter un masque à bord du train, nous confirme la SNCF. Refusant toujours de mettre un masque, les contrôleurs ont décidé de débarquer le passager récalcitrant.

La SNCF peut en effet, par la loi Savary, votée en 2016, débarquer un passager, même si celui-ci est porteur d'un titre de transport, en cas de trouble à l'ordre public. A sa descente à la gare Creusot-Montceau, l'homme a été pris en charge par la Sûreté générale, la police ferroviaire de la SNCF.

Les autres passagers font part eux de leur incompréhension. "Pourquoi quelqu'un est prêt à se retrouver au milieu de la campagne par conviction, pour ne pas porter de masque", s'interroge Mathilde. "C'est dingue que les anti-masques soient à ce point virulent."

Les dix minutes de retard qui faisaient craindre à la passagère de rater sa correspondance ont finalement été rattrapées pendant le trajet.

https://twitter.com/justinecj Justine Chevalier Journaliste police-justice BFMTV