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Séisme en Ardèche: les réacteurs d'une centrale nucléaire "momentanément" arrêtés

La centrale nucléaie de Cruas-Meysse (photo d'illustration).

La centrale nucléaie de Cruas-Meysse (photo d'illustration). - PHILIPPE DESMAZES / AFP

Les réacteurs n°2, 3 et 4 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, vont être arrêtés "momentanément", a indiqué EDF dans un communiqué.

Après le séisme de magnitude 5,4 qui a secoué la Drôme et l'Ardèche ce lundi, les réacteurs n°2, 3 et 4 de la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, en Ardèche, sont en train d'être "momentanément" arrêtés, a indiqué EDF dans un communiqué publié en fin de journée.

"A la centrale nucléaire de Cruas-Meysse, les premiers contrôles n’ont pas mis en évidence de dégât apparent. Des vibrations ont cependant été enregistrées, ce qui nécessite de procéder à des contrôles complémentaires et préventifs. Afin de les réaliser et dans l’esprit du principe de précaution, EDF a décidé de suspendre momentanément la production des réacteurs n°2, 3 et 4 de la centrale de Cruas-Meysse", peut-on lire dans le communiqué.

"Les installations fonctionnent normalement"

Le réacteur n°1 est, par ailleurs, "actuellement en arrêt programmé pour maintenance". EDF a également précisé poursuivre l'exploitation des centrales nucléaires de Bugey, Saint-Alban et et Tricastin. 

"Le seuil sismique vibratoire a déclenché une alarme sur un seul des cinq capteurs présents sur le site. Aucun dégât sur les bâtiments n'a été constaté, et les installations fonctionnent normalement", a assuré le préfet de la Drôme, Hugues Moutouh.

Toutefois, "conformément à la procédure de sécurité et de précaution établie par l'opérateur, un arrêt des réacteurs surviendra dans les prochaines heures, afin de permettre un audit approfondi des installations", a-t-il ajouté.

Un arrêt de "quelques jours"

L'Agence de sûreté nucléaire (ASN) avait auparavant assuré que le séisme n'avait provoqué "aucun dommage apparent" à ces sites, mais avait demandé à EDF de vérifier si les valeurs enregistrées dépassaient les seuils à partir desquels un examen plus poussé des installations, nécessitant l'arrêt des réacteurs, est nécessaire.

"L'ASN examinera les conditions dans lesquelles (les) réacteurs pourront redémarrer" à Cruas, a-t-elle indiqué dans une note d'information lundi soir. Une porte-parole a indiqué à l'AFP que l'arrêt des réacteurs pourrait durer "quelques jours", en fonction de ce qu'on trouvera ou pas.

Clément Boutin avec AFP