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Coupe du monde: un curé promet de faire sonner les cloches de son église si la France gagne

Le prêtre, qui assure avoir déjà réuni plusieurs personnes pour l'aider à faire sonner les cloches en cas de victoire de l'Equipe de France dimanche soir au Mondial 2018, recherche encore "quelques costauds" pour tirer les cordes à la volée.

Son église s'apprête à vibrer pour les Bleus. Pierre Amar, curé du groupement paroissial de Limay-Vexin, dans les Yvelines, a assuré vendredi matin sur notre antenne qu'il ferait sonner les 18 cloches de sa paroisse dimanche soir, en cas de victoire de l'Equipe de France en finale de la Coupe du monde. 

"J’ai mis en place tout un système de paroissiens et d’habitants des villes et villages dont je suis le curé, et qui, si l'on gagne, se précipiteront à l’église et sonneront les cloches à la volée dès que la fin du match aura été sifflée", a-t-il expliqué.

"Pour participer à la joie commune"

Selon le curé, cette initiative réunit aussi bien les chrétiens que les habitants qui n'ont pas de religion. "Même des personnes qui ne sont pas pratiquantes habituellement (...) se sont portées volontaires", s'est-il réjoui. Avant de lancer un appel:

"Mais il faut plus que 18 volontaires, parce que j’ai encore certains clochers qui sonnent avec des cordes. Certains clochers sont assez modernes, il suffit d’appuyer sur un bouton, mais pour d’autres il va falloir tirer. Donc je cherche encore des gars assez costauds pour tirer les cordes à la volée pendant quelques minutes", s'est-il amusé.

Puis il a justifié son choix de faire sonner les cloches pour cet événement sportif mondial. "Depuis 1500 ans que les clochers sonnent, ils sont toujours en communion avec les joies et les peines des gens. On sonne les mariages, on sonne les baptêmes. Pourquoi pas sonner la Coupe du monde?" s'est-il questionné. Avant de compléter:

"Je crois que l’Eglise n’est pas indifférente à la joie de la famille humaine. Donc les joies de l’humanité sont aussi la joie de Dieu. Il y a beaucoup de ferveur, une façon d’être en communion avec tous ceux et celles qui habitent autour de chez moi. Je suis leur curé, je suis aussi un citoyen, je suis prêtre pour eux, et donc je sonnerai les cloches à la volée pour participer à la joie commune."
C. P.