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Suisse: il bloquait les cloches de l'église pour pouvoir dormir, son ADN le trahit

Une église dans le département des Hautes-Alpes, en France. (photo d'illustration)

Une église dans le département des Hautes-Alpes, en France. (photo d'illustration) - Philippe Desmazes - AFP

Un habitant d'un village suisse se retrouve devant la justice pour avoir trafiqué le mécanisme des cloches de l'église, qui l'empêchaient de dormir le matin.

Son subterfuge l'a mené tout droit... au tribunal. Un habitant de Wäldi, un petit village suisse situé dans, le comté de Thurgovie, en Suisse allemande, est jugé pour avoir bloqué les cloches de l'église du village, qui l'empêchait de dormir, rapporte l'édition suisse de 20 Minutes

Minuterie sur le clocher

Le riverain, dont la maison est située tout près de l'église, avait élaboré un plan minutieux pour empêcher les cloches de sonner le matin, et ainsi permettre à sa famille de dormir. Cet habitant, âgé de 45 ans, est en effet accusé d'avoir installé une minuterie sur le clocher de l'édifice religieux, il y a quelques années. 

Son petit trafic remonte à septembre 2014, lorsque subitement, la cloche de l'église n'a plus sonné. La paroisse fait alors appel à un technicien, pour tenter d'identifier la cause de ce dysfonctionnement et le réparer. En vain. Le réparateur ne trouve pas l'origine de la panne, et les cloches continuent de se taire. 

Ce n'est que près de deux ans plus tard, en juillet 2016, que le problème est résolu, lorsque la minuterie, qui était bien dissimulée, est découverte dans les poutres du toit de l'église. Et son fonctionnement était bien pensé: le réglage de la minuterie bloquait à six heures du matin l'alimentation électrique du mécanisme permettant aux cloches de sonner.

Soupçons

Les soupçons se portent alors sur un homme de 45 ans, en raison du fait qu'il s'était déjà plaint à plusieurs reprises du bruit des cloches, mais aussi parce qu'il savait comment accéder au clocher. 

Ce sont les traces ADN retrouvées sur la minuterie qui vont finalement le confondre. Tout en refusant de reconnaître que c'est bien lui qui avait trafiqué le mécanisme, le père de famille a confirmé que les cloches gâchaient la vie de sa famille.

La paroisse lui a réclamé 13.600 francs suisses (11.700 euros) de dommages et intérêts, tandis que l'avocat de l'accusé a demandé l'acquittement de son client. La présidente du tribunal a demandé aux parties de trouver un accord entre elles, dans une affaire dont elle a estimé qu'elle pouvait se régler en dehors des arcanes de la justice. 

A.S.