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Réforme du Bac: dernière ligne droite pour les lycéens avant la rentrée 2019

Tables d'examen lors du baccalauréat à Caen, le 18 juin 2018

Tables d'examen lors du baccalauréat à Caen, le 18 juin 2018 - CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Les futurs bacheliers ont jusqu'à début juin pour entériner leurs choix pour la prochaine rentrée, où de nombreux changements seront opérés.

2019 va marquer un changement profond pour les futurs bacheliers. À la rentrée prochaine, et pour la première fois depuis la réforme du baccalauréat amorcée par le ministre de l’Éducation, Jean-Michel Blanquer, les lycéens n’auront plus à choisir, parmi les trois filières dites "traditionnelles" (L, S et ES).

En septembre 2019, les séries disparaissent en effet peu à peu et laissent place à un tronc commun qui sera accompagné de trois spécialités, à raison de 4 heures de cours par matière en première, et de deux spécialités à raison de 6h de cours hebdomadaires en terminale. Et comme le signale Le Figaro Étudiant, les lycéens n’ont plus que quelques jours, jusqu’à début juin, pour acter définitivement leur choix.

Les premières échéances remontaient à plus tôt dans l’année. En décembre, les spécialités propres à chacun des établissements étaient présentées et, les principaux intéressés devaient formuler un premier vœu entre février et mars de cette année. Après un avis donné lors du conseil de classe du second trimestre, une validation définitive est donc attendue dans les prochains jours.

Nouveau découpage, nouvel emploi du temps 

Sept spécialités devraient être proposées par l’ensemble des établissements de l’hexagone: les mathématiques, la physique chimie, les Sciences de la vie et de la Terre, les sciences économiques et sociales, l’histoire-géographie - géopolitique et sciences politiques, les humanités-littérature-philosophie et les langues-littératures et cultures étrangères. D'autres matières, au nombre de cinq - dont langues et cultures de l’Antiquité et numérique et sciences informatiques - sont également disponibles, mais pas dispensées dans tous les lycées.

De fait, l’emploi du temps des lycéens sera lui aussi légèrement modifié. Ainsi, le tronc commun à tous les élèves occupera 50% du temps scolaire tandis que, logiquement, les spécialités remplieront l’autre moitié des heures d’enseignement.

Un système plus inégalitaire?

Depuis son annonce, la réforme du baccalauréat n’en finit plus d’attirer les foudres d’associations étudiantes et de certains proviseurs. En cause, un nouveau système qui pourrait discriminer certains élèves en raison de l’absence de matières dans certains établissements. Une situation pourtant vite démentie dans nos colonnes par Samuel Cywie, porte-parole de la PEEP, Fédération des parents d'élèves de l'enseignement public, qui assurait que "Les cartes des spécialités par académie correspondent peu ou prou à ce qui existait déjà."

Autre critique fréquemment entendue chez les lycéens et dans le corps enseignant, la mise en place d’une éducation à deux vitesses, résultante d’un nouveau système de notation qui sera composé à 60% du contrôle final, et à 40% du contrôle continu. Cette nouveauté faisait craindre chez certains la naissance d'injustices: selon si l'élève vient d'un lycée plus sévère, il aura de moins bonnes notes et donc un résultat final à l'examen moins bon.

A cette réserve, Jean-Michel Blanquer avait expliqué que les sujets lors des examens, seront corrigés par d'autres professeurs, et "anonymisés, avec des banques de sujets nationales, de façon à garantir une objectivité de la correction."
Hugo Septier